Jean Jaurès - La Constituante : 1789-1791

IIISTOlllE SOCl.~LlSrE 203 ganisanl la terre r cl en· pr,•nant, s,•lon l'e,prrs,ion de )lerlin, • le masque d"un fau, zi'lc 1i1111 r le progrès agricole ». C'est ainsi qu'à Lille, les baillis d1•squatre principaux seigneur, e,-aycnl de démembrer, à leur proOt, le domain1• commun, ancil'1111cmenl ad1elé par les habitants, el Merlin note comme un trait d,· cour.il(e tout il fait rrmarquahle l.1 ré,islance de quelque, commnnaut,,, qui filent appel au Parlement. En ~ommr, un rn,le sy,lème de spoliativn, d,• Cùnliscation el ,Ir vvkric font.:., .onr1a clans le dernier tiers du xyme::-ièclc au profit des SPigncur.., au cklrimcnL ùe:Sp ,ysans. Les cahiers nous ofTrcnt des trace:; mulliples de ces lutte:; où le J nisan fut si sou,enl ,aincu. Le Tiers État do Gray, au chapitre Ill de son cahier, signillc que ses élu..;(< in"ii,tPronJ à cc c1ue le~ commurn:111x dans les ,illc~ cl dan:-;l1'sc.unpagncs, ooienl déclarés inaliénables en conformité ~·u,w dédar,1lion de 1W7, en wn,équencc, à cc que les communautés soient auiori,ées à revendiquer Lou, leurs communaux el leurs autres droib u:,urpès, aliénés ou engage, depuis la conquête de la pro,·,nce, à vue de leur.; litre:;, nonohslanl Loule, po-sc·s,io11s cor,lraircs •· Au contrnire la noblesse du Uugey déclare en son a,li ·le ,i4: • .\ prend,c en con:;idéralion l'étal el l'administration des communau, de la !'rance el particulièrement de ceu, de cette province ..... que, pour parvenir à ce but si dé,irJble (l'acq11illemenl ù s ch ..r,;es puiJlique:;J un des llll'illeurs UJO)ens serait la dil•ision des t0m111n,,a,1., qui sont considéral.Jlcs dans la pro1incc, presque parloul absolu,ncnl dogratlés, cl dont le ri'tabliii,e111e111 para li impo,sible, 1«111 que celle proprù!Lésera commwie; en con:.é· qu,•ncc, ordo11ne que le. com111u1iau, en I.Juio 8eronl dilisés el réparti, d'après la ba,e qui paraltrn la plu, juste el la plus conYenable au lieu publié, sam prijudù e des clroils du seiuneur. » Comme ces prélC\les soul vains! L'e,véricncc a dl'monlré, au contraire·, que le. bois pou,aienl trè, bien demeurer propriété commune ,ans aucun -dom1111gcpour la riche.;,c publique. liais Yuici le Tiers Etal des villes qui abonde dans le sen; des s<"igncur:;; à Caen, le Tiers Etal de la ville demande « que les biens co11ununaux soient défrichés et partagé,; que, pour ceui qui seraient à des,écher, on en pré· lè1e une part pour les per,ounes 11uien feraient les frais, dans le cas où la communauté n'aurait pa:S,da11s le temps déterminé, fait le dessèehement ». Il est viai que le Tiers l:.lAlde Caen ,eu\ prendre qu(•lqucs précaution:; en ra,cur de:; pau,•re,: il demande• qu'il ,oil toujours fait, dan, rha,1ue cu111munaulé, une distraction ùes biens com111unau, <1uiseront alf<Jr•mésau prolll de, pauvres, pour &ub,enir à leurs hc,oin:S dau:; les tcmp:; ùc calamité, leur acheter des hesliau,, leur:; procurer des linges cl , êlemcnts el leur fournir cc qui leur ,era néce»airc en nature, sans Jamais leur rien donner en argent. •

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