IIISTOI.RE SOCIALISTE 195 ou !renie propriétaires qlli ont les uas;:; à 6 pièces, les autres 2 ou 3, d'autres une seule, et toutes conrguës, sans s~paralions par roules ou chemins, qui conduisent d'une pièce à l'autre, chacun puisse faire séparément de ce qui apparlienl. » « On r6pond :.1° que m~me dans l'bypolhèse de l'objection, cet u,age ne devrait êlre qu'entre les propriétaires et leurs fet·miers, gui possèdent dans ce contenant de prairies, de 200 à 300 arpents, el que chacun d'eu,~ n'en devrait user que dans la proportion de sa possession. • • On répond en second lieu qu'en permettant les échanges des biens ruraux, même avec les gens de mainmorte, sans aucun frais de contrôle, de centième denier el de droits d'échanges, les propriétaires s'arrangeraient de manière que celui qui avait 1, ou;:; pièce,, n'en aura bientôt plus qu'une ou deux, cl l'av.mlagc qu'ils trouveront à user ch,v.un comme il jugerai, propos de sa propl'iété, les portera bien vite à se former des passages pour aller chacun sur son héritage. » • La liberto des 6changcs sans frais procurera à l'agriculture les plus grands avantage, en rendant l'exploitation plus facile el moins onéreuse. • J'ai à peine besoin de faire observer que c'est le code de la propriété individuelle la plus âpre, progressive en une certaine mesure m·,is implacable. En face de celle condamnalion si nette de la vaine pâture, comme contraire à la fois aux int6réls de la culture el au droit supérieur de la propriété, voici le cahh•r de la paroisse de Coubert, qui déclare « qu'il est d'une nécessilé indispensable de rétablir dan; la province de la Brie le pâturage libre dans les prairies pour les troupeau, de ùêtcs à laine, que les arrêts de règlement ùu Parlement de Paris des 23 janvier et 7 juin 1770 ont universellement interùil, et qu'un autre arrêl postérieur du 0 mai 1783 a cependant permis ou rétabli, pour les paroi,scs situées dans les coutumes de Yilry-leFrançois et de Yermandois, qui admettent le pan:ours. • \'oici la paroisse de Ballaimilliers qui dit: • La vaine pàlure csl un droit imprescriptible altaché au territoire nalional. Il y est porté alleinle en plusieurs manières. Les uns se sont permis d'enclore des campagnes presque enlièrns, pour former des p1rcs ùe somptuosité; les autres onl fait des clos dans la plaine; et, en général, on empêche la vaine pâture dans les bois, quoi que ce droit soit antérieur à toute propriété. Secondement, que l'on ne peul enclore autre chose que les alle1nances des habitations, el que les parcs ne puissent excéder la quanlilé de 60 arpents, sans payer une imposition qui put dédommager le peuple pour l'excédant. JI serait juste, en troisième lieu, que toutes clôtures dans la plaine fussent interdites et que le libre parcours des bois fut assuré •· C'est le choc direct, dans le sein m~me du Tiers Étal, d'une sorte de communisme primitif cl élémentaire el de la propriét6. Voici, dans le sens des pauvres, le cahier de Frangey el Vesvres :
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