Jean Jaurès - La Constituante : 1789-1791

IIISTOI BE SOCIALISTE el les font ,i,re sur les p,lluragcs communs, mêmo sur les prés ùans les premiers te111psde la \'égélalion : ce qui les rend stériles, nuit aux pro1>ri•'taires 011 /, leurs fermier<, qui ne peuvcnl avoir pour leur culture autant tle Mles qu'il en faudrait pour la rendre utile.» « li conl'ient de provoquer une loi qui fixe l'époque à laquelle les prés seront en clél'cnsc, qui règle le 110•11brcdes bùtcs de toute espèce que chaque habilant pourra faire pàturer en été clans les pâture; communes, ait mbne nombre qu'il aurn nortrri l'hiver du pro•luit de sa ,·écoltr, faite sur son propre pâturage ou sur des héritage, loué,. Cc que nous propo,ons à cc sujet esl cooformc à l'é•1uilé, aux dispositions lilléralcs de plusieurs coutumes, à l'esprit de nombre d'autres, nolammc11l de celles de la marche d'Auvergne, de Melun, de ~Io,ll;irgis, etc., et à la jurisprudence des cours souveraines. " Comu1e on l'Oil, c'est ici encore le refoulement des pauvres qui ne pouvaient se procurer un peu de l1étail qu'en été, quand s'ouvraient les pâturages communs. El le cahier ajoute pour aggrav,·r encore ces restriclions : « Les moulons causent aux prop,frté; artificielles el naturelles un tel préjurlice que le parlement a rcnclu trois arrMs cle rè 6 1cmenl pour 1léfendre de les faire pàlure1· en aucun temps de l'année dans les prairies naturelles; mais d'un côté, le parlement ne tient pas assez la main à l'exécution de ses arrêts, de l'autre, il n'a rien statué sur les prairies artificielles. Il conviendra par la loi qui-prononcera sur l'usage des pàlurages communs de faire prononcer cet objet. • Enfin, voici au nom clcs inlérôts de l'élève du bétail une déclaration de guerre à fond contre le libre parcours el l<t l'aine pâture. « li esl importanl de veiller à cc que les animaux se mulliplienl pour obtenir la diminnlion de la viande, du beurre, du fromage. de la chandelle, elc., el eeUe mulliplication d'animaux ne viendra qu'en rendant une loi qui conserve à chaque propriétaire ou à son fermier toul l'usage de ses prairies tant naturelles qu'artificielles en l'interdisant à tout autre ..... L'usage de rendre les prairies com• munes immédiatement après la coupe de; foins, ne nuit pas seulPmcnl à l'agricullure en ne laissant pas à l'agriculteur la faculté de l'aire_une seconde coupe d,ins son pré, s'il en est susceptible, ou d'en conserver la seconde berbe pour y faire engraisser telles bMcs qu'il voudrait. • « Cel usage attaque directement la p,·opriété. il la restreint à envfron quatre mois de l'année, pendant lesquels le foin croil cl se recueille, el pendant les huit autres mois, celle propriélé s'évanouit. Cependant le propriétaire en paye lou tes les charges, quand même il alîermçrait parce que le fermier, qui sail qu'il les acquittera, loue en conséquence; il n'y a pas d'usage plus injuste. » « ~lais, direz-vous, cel usag.e introduit par la nécessilé doit être maintenu par l'impossibilité de le révoquer parce qu'il esl impossible que dans un contenant de prairies naturelles d'environ 200 ou aoo arpents, possédés par vingt

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