Jean Jaurès - La Constituante : 1789-1791

IIISTOIRE SOCL\LISTE 103 elle-même était ouvent l'iolenle contre les glaneurs. Elle n·eul clonr·en celte question qu·une lactique incertaine: el elle nr pourra utiliser a·, profil de la résistance el de la Contre-né,olutio11 le l!otlement cl la dhi,ion que les progrès de la culture inlrnsi ve el de la propriélé âprement indh iduclle produi• saient dans le Tier, Etat rural. Même flottement du Tiers Etal el méme inrohérence impuissante de la noblesse dans la question si importante du parcours el de la vaine pâture. Les vœux des cahiers du Tiers Elalsonl tout à fait contradictoires. Ils deman• Gu1LLons. (D après une estampe du :\luséc Carna,•alet.) dent ou la suppression ou la règlementation sévère, ou le rétablissement, ou !"extension de la vaine pâture. Voici le bourg de Chelles qui demande une règlementation pl'écise : « La coutume de Paris est absolument muette sur l'usage des pâtures communes; elle ne dit pas quand les prés doivent être en défense; elle ne règle rien sur le nombre des bêtes que chaque habitant peul meltre dans les pâtures communes, et de ce silence, il ré,;ulle plusieurs abus dans cette paroisse el dans beaucoup d"aulres du ressort, savoir; 1° que des particuliers qui ne possèdent rien absolument el ne font ,aloir aucuns biens prennent en pension des chevaux qu'ils nourrissent aux dépens de la commune; :!0 d'autres à peu près de la même classe, élèvent des bestiaux ou en achètent d'autres, font commerce LIY. 25. - BISTOJRli SOCIALJSTB. LIV. 2:i.

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