Jean Jaurès - La Constituante : 1789-1791

0 IIIS'l'ùll\E SOCIALISTE signal d ,•-pi-rance (JUi a été comprb. La Commune clôt la seconde période où le :,ociali,111,•,affirme con11nr uJW forer de premier ordre, confuse encore rt cornubh r. mab c·e:st birn elle, nu--:-i, c·e5l bien la Commune qui a rendu po:-<lil1• la 11l"riodt! noUVl'lle.relie où nuu:--!-Ommestous engagéset où le '."-Oriali•111cprocvd,• mélhodiqt11•111Pnl il l'orga11isalion totale de la classt ounii•re, ', la fOnquèle murale des pa~:,;ansra:-::;uré~a,u r~illicrncnl ùc la bourc-Poi:-,ieinlPllcducllc désl"nclrnnléc du pouvoir bourgeois, et à la pri,e de po•,e-,ion complNc du pournir pour dt', formes nouvelles de propriété el dï,Iéal. ~lainlcnanl lu confusion n·c,t plus à craindre. li l' a dans la cla,s,• 011nièrc cl le parti snciali•lc unité rie pensé,•. ~lalgré les chocs des g1·011pe, el les ri\·alilé, rnperfiridl,•:,, 10111,.,Ir, fore,·• prnlélariennes sont unie-, au fond, par une 111,'medol"\r,nc t•l p ,ur u1w mème action. Si demain !,· pro!, - ta rial ,t·mparail du poli\ oir tout e11lirr, il rn pourrait <l"emblée faire un u•a!.\"cdélini el décisif. li ~ a11rail il co11p ,ùr dr, ronOils de tendances. 1,,., un:, YOudraic:nftortifièret pon:--,,r an plu::-}1aut l'at'lion C(•nlralcdf' la ru111munaulé, les aulrt\::- Yout!raicnl t::--:'Urt•r au, group,.. ~ locau'\ rie trayaill,·urs la 1,lu~ lm·gl\ aulonomi1\ p<1:-~ibl1•. PoUi.'rl•gkr le:'! rnpport, nouv("au, cl1• la nation, de:--Fl'dt•ration~ pïofe~:;ionnelh:--.d.,rs commurn.~5, dr"i.groupes lor1un, dl'• indiYi,lu•, pour fond"r à la foi; la parfait,, lihert(, in,livitluclle cl la solidarité sociale, lJOUrdu11111fo•rrme j11rillicJUal\u, innornhrahles combi11abon~ de la propriété ,.,cfal<• et de !"action des indiviilu•, un immense etforl de pensec sera né<~e~:-aire;t dans Ct·llecomple,ité il y aura des rlé:-arcor1.ls.\Jab, malgré tout, c·e,L un commun e-pril qui meut aujour<lïrni !,•;;rnriali,; ·,. Ir, 1,rolt·t· 1 i11·~; le S-üriali,nw n·P~l plu..:d. bpPr~é rn :-f'ct,•s hn'.'-lilcsel impui:--:-anl<•s. Il e•l de plus en plu• un,' grall(le unité ,i,ante el qui 111!1ltiplie,,·s 1,ri~cs :;ur la ,ie. c·c:-l dt~lui mai11ll 1 nanl que toutes les grandPs forc,·s hurn;:Iinc~.le tra,t.lil, la P"n... {•1•, la ~riPn<'(\ l'art. la r11lig-io11 nt•nlf\ entendue co111mela prise de po,-1•,-ion de runinr, par !"humanité, allendenl leur rrnouvellemenl el 11'11•1"'•Or. Cornmrnt, à Ira ver:; qucll,., c1bes, par quels rlforb ùes homnws et qu,•lle é\'Olulion des chos,·, le prolétariat a-L-il gran!li ju:l<Jtt"au r&le di·d,if ,1uïl ,a jouer demain? c·e~l ce qu,~nou:, tons, milila11t~ ~ociali-..te~, non~ 11011~ proposons dP, raconter. :Sou;; ,arnns qne les coud ilions économiqtw,, la fnr111~ùt> la proùuction el ùe la propriélé rnnl le fond mè1111ù•e l"histoire. 0·' 1111'11w que pour la plupart des individus humain, l'rs,enliel de la ,ie, c'c,t le nH'lier, de mi·me que le mélil'r, qui c•l la fonne économique de racthilé indhiduelle, délerrnine le plu, sou,ent les habitudes, les pen,ées. les donl,•ur,, l,•:; joies, les rè,·e, même des homrnes, d" mème, à cha,1uc période de lï,bloire, la structure éconorniquc de la Sodété détermine les formes 11oliliq11e.sle, s mœurs ;-ociale,, et même la direction générale de la pensée. Aussi nou, awli( 1uerons~ nous·, à chaque époque de ce récit, à déco11vrir les f011demenls écouomiques de la 1ie humaine. Nous lâcherons de sui He le mom·ement de la propl'iélé, et'

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