Jean Jaurès - La Constituante : 1789-1791

IIISTOlllE SOCf.\ LISTE 7 J'éynlulion n1ê1ne de la ledrnique in,Ju,tri,·11,. el a;,ricolu. El, :t ::,and, tl'ilib, comme il con\"icnl dans un lahlrau fnrr(•nu•nl ".-i')(l)1nairf', nou-- 11arqu~ro11:-.. lïnlluence de l'élal économique sur lr•s ""nwri,1•1111 nts, les lillcratur,•,, les :-pt/>m,•-. 1lais nous n'oublions pas, )lar, lui-n hn,· lrnp ,nuYCul rap,·ti,-é par cl('..; i11terprNr~élrnil..;, n'a jctmai!';ouhlit'\ 11111• c·e-.t :-ur tlt•-. ho111n1es 11u'agi~.;.1•nlle:--forrr•:-é. conomiqn,·~- Or Ir:--hmnme-. 011 1111d(•ypr,\f:, pr0,ligiri1H" de pa--ions et dïclèe~; el la complication pre-que rnlinie ,1,. la yj,. lrnmain<' rn•se lai~... P pa..;réduire brutalf'mcnt. méraniqtH'lllf'lll,ü unt• fnrr1111J, 1 ûco11omique. De plu,, hien que l'homme vive aYanl t•,ul de J'humanit,', hi,.n 11uïl ,uhi,-e smtoul lïnflucnre enveloppante et ronlinue ùu milieu ,-,cial, il vil ans"i. par lrs ~rn, el par l'e~pril, dans un mili1!11 plu-; ,-:blP. <Jnie..:tl'univcr..; mènw. Sans doute, la lumière m,'me de, étoiles les plu, loi11tai11,,, d 1,,, plu, étrangères au ~y;;;,lènwhumain n'én•ille, dan~ l'imadnalion dn priNP, qu,\ d,•-. rèYe:<conformes à la ,rn-ihilité géni·rale de ,on trmp, rt au ,ecrl'l profo,"I ùe la, ic ,ocialc, comme c'est de l'humidité cachée cle la l•'rre que 1,, rayo11cl,• lune forme le brouillard ll1ger qui fiuttP sur la orairir. En cr "'n-. m,•me lt'; vibrations stellaires, si hautes el •i indifTérPnles <Ju'ell,•sparais-.·nl, sont harn1oni:--ét\s el appropriées par le ~~-sl+'mi' ~ocial el par les forcP"' Cc,111omif1ue~ qui le cléterminrnt. Gœlhc, entranl un jour clan, une manufacture, ful prb cle décoùt pour ses vèlenwnts qui e,igPaiPul nn -i formidahle appareil cle pNclurtion. El 1,ourlanl. ,ans cc premi,'r e-,or in<lu-triel de la hour:.r,•oi-i,' all,•- mande, le vieux monde germanique, somnolent el morc,·lé, n·aurail pu ni éprouver ni comprèndre ces magniO'jur; impaticnres ,1,, Yi,, qui funl éclater l'ilmf•ch')Fau-..t. ~!ab qul'i que soil le rapport de l'âme humain,•, en sPs rè\"es mênw le:; p!u::;audac-icu, ou Ir" plu..; --ublil~, avec le syslt'me économiqw~ Pt social, elle va au delà du milieu humain, clans l'immrn,e milieu cosmique. ~~l le contacl de l'uni,·er, fail vibrer en elle ùes fore,., mystérirn,,., t•l profond,•,, forces ck l'éternelle vie mou\'anlc• qui précéda les ,oriel<',, humaines <'l qui les dépa,,em. Donc aulanl il serait vain Pl faux de nier lu dépenclanc,, ,1,, la pensée el du rêH m,'mr il l\•ganl du sy-t•'me économique el des forme, précises de la production, autanl il serait puéril et gros-ier cl'e.,pliquer sommairement le mouveruenl de la pe1H e humaine par la seule évolution des fnrmi·s économiques. Très souvent l'espril de l'homme s'appuie sur le ,y,tème social pour le dépasser el lui résister; cnlre J'e,pril individuel el le pouvoir sùcial il y a ainsi loul à la fois solidarilé el conflil. c·e,l le système de; oalions el des monarchies modernes, à demi émancipée, de l'liglise, qui a permis la libre science des Kepler el des Galilée; mais une fois en posse-,ion de la vérilé, l'c,- pril ne relève plus ni du prince, ni de la société, ni de l'humanité; c'esl la vérilé elle-mème, a\'ec son ordonnunce et son enchalnemcnl, qui devient, si

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