J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

HISTOIRE SOCIALISTE llulhir portail: « Cons,d<'ranl que l'AsscmlMe, dans sa résolution d'hier, s·r,I bornfr il r(•scr,•rr une question économique, que son ,·olc ne peul Nre, Il aucun 1,trr, r<•l{anl<'comme un acte de défiance ou d'hostilité, et ne saurait impliqut>r I,• rrfus du concours qu'elle a toujours donné au GoU\erncmenl, l'Assemhl,'r, fail 1111 nOll\'Cl appel au patriotisme dr M. le Président de la 11.-pnblique. ri déclare ne pas ac,·eplcr sa d(·mission ». Les l)roilrs - tenant ù l'écart Ir parti honaparlislc, qui faisait un effort cou-.idérablc pour sr rcconslilurr dans l'.\sscmbl,'c cl dans le pays - avaient élé prises au dt'pourvu paa· la démission de )1. Thiers; elles résolurrnl de s'organiser d'une façon sérieuse. afin de se trouver prèles si une nou,·clle occasion ,l'a!-(irse présrnlail: cellr occasion, elles la feraient naitre au besoin. La grande difficulté:) ,·aincrc c·.-tait de grouper en un seul faisceau toutes les forces roplisles de l'Assemblée, de réaliser ce que l'on baptisa la « fusion "· li ful nu'me question du duc d'.\umale comme chef du pouvoir exécutif. li ne manquaal que l'agrément du comte de Chambo,·d. qui sr trou\'ait à Anvers. Le général llucrol, le m,'me qui avait déclaré le jour d'une sortie, au cours de laquelle son incapacité notoire éclata, qu'il ne rentrerait que « mort ou viclori,•ux », cl qui rentra dans Paris bien vi\'aol cl ballu, s'était rendu aupri-s <l~ lui pou,· le supplier de rnnoncer au drapeau blanc. La démarche fui inutile. l)'aulres nolabililés revinrent à la charge, mais en ,·ain. Ces négociations se traduisirent par un a\Orlemenl solennel, cl leur conclusion la plus nelle, fut qu,• le comte de Cham!Jord fut obligé de quiller Anvers. Les royalistes, une fois de plus, se trouvaient désrmpar~s. Les bonapartistes, plus capables d'action, malgré la solennelle mais trop plaloniqu,• llélrissure infligée par la quasi-unanimité de l'Assemblée nationale, à llordcau,: malgré les re,·ers, la présence humiliante, po,gnanlc, des troupes all!•mandes dans plusieurs déparlcmcnls, déployaient une grande activité, aidés par les trop nombrctLx fonctionnaires el magistrats restés en place après la l\é\'olullon du -1 Septembre. Leur propagande était incessante el audacieuse. M. Houher, le 11 févriea·, arnil été élu en Corse; des journaûx se fondaient, des brochurns impudentes s'imprimaient cl se répandaient à profusion, cl un mouvement assez sensible se manifestait, inquiétant; tellement, que ~I. Thiers el le cabinet durent s'en préoccuper. Et, cependant, à chaque inslaul se produisait un incident, quelque é, énemenl de nature à discréditer cc parti ou, pour mieux dire, celle faction de\'anl le pays. Le procès intenté à M. Jam·ier de la Molle, ancien préfet de l'Empire, le légendaire « père des pompiers », à propos de sa trop fantaisiste façon de comprendre cl de pratiquer les règles de la comptabilité publique, surtout en matière de virements, avait eu un relcnlisscmenl consiù/>rable; il arnil m~me entrainé la démission de M. Pouyer-(Juerlier, ministre des finances, qui avait tenté ùe justifier ces pratiques. Rien n'y faisait, la propagande accompltssail son œuvre el il y a,•ait lieu d'en montrer de l'inquiétude;

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