J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

:u2 HTSTOJRE SOCIALIST':; sous la loi supr~mc du sulTragc universel, que la classe ouvri~rc se développe cl agil. Les condilions de l'action ne sonl plus celles que le marxisme avail prévues : mais la méthode cssenlicllc du prolélarial doil bien êlre celle qu'il avait esquissée: la méthode complexe d'une classe à la fois lri•s vivante cl lrès ,\pre qui se m~lc à Lous les mouvcmcnls pour les ramener sans cesse à sa propre fin. Comment pourra-l-il se passionner à l'œuvrc de réforme, el la rallacher san~ cesse à son idéal révolutionnaire·> Comment pourra-l-il contribuer au dévcloppemcnl de la production cl inlcrvcnircomme classe dans le fonclionncmcnl de la vie capilalislc sans s'immobiliser dans ses cadres? Il n'entre pas dans le dessein de l'/lisloire Socialiste de résoudre ces difficultés qui presseront demain cl le Parti socialiste cl la Confédération générale du Travail. Mais ce que celle llistoire démontre, c'est que le socialisme a grandi dans la société née de la Rérnlution, parce qu'il a su tour à tour ou en même temps se répandre cl se concentrer. li a élé loul ensemble dans la démocratie cl audessus d'elle, cl c·esl la marque de la puissance vitale du prolélarial français qu'il n'ait pas succombé à la difficulté de celle li\che en apparence conlradicloirc mais, qu'au contraire, il s'y soit fortifié. Créer la démocratie en la dépassant a élé, durant un grand siècle tourmenté cl fécond, l'œuvre de la classe ouvrière. Diriger la démocratie en la dépassant el l'obliger enfin à se hausser au socialisme, ce sera sa grande œuvre de demain. Jean .JA,·uî.,.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==