HISTOIRE SOCIALISTE infrarlion à la discipline en adrpssanl une noie an, offkirrs dr 1', 11al-major, qui n'était qu'une prolrstat,on ronlrt• l'aulorili• du 1111nîslrt' l ne demande <lïnt,•rprllallon su,· rel incident arnil l-11'déposM par Ir lieutenant-colonel (;111'rin: <'Ill' n,·ait <'lé ajournée à 1111mots; cr fui ,•ncorr Ir sorl d'une nouvelle demande d(•pos(•<'par ~l. \li ..ol Ir 1:-ldu n11'mc mois. )lais les qurslion, qui touchaient Il l'arm,'r. m,'mr qnnn,I il s'a!(i,sa,t d\ r(•lal,lir la discipline, de la contraindn• nu rcsp,•cl ,lu (;ouwrn,•mrnt n'publirain ri dr•s inslilutions du pays, lrouhlaiPnl trll1•ment le l'nrlemrnl, qur la Chamh,·e rr,·r• nanl sur ses deux dfrisions. arcrpta IP 2~ j111nla discussion d une iutrq>ellation de )1. Firmin Faure, notable nationalislr, qui si• montrn partirul11•remrnl violent contre le uoun·au minislre d,• la G111·1Te.Il racrusa de n'!'lre que l'agent de la Frauc-)laçonn,•ric, l'rx(·culcur des hasses-œu, res des 1•1rnemis avért's de l'armfo; dr prendre Ms mesures dont Ir i;(·uéral (;alliffc•I n'avait pas ,oulu se charger et qui élai,•nt les ,érilal,lcs molifs d,• sa rclrailc. Les décrrls réglant le fonclionnrmcnt dr l'!•lal-ma,1or g<'néral arnirnl ét(· l'iolés. Le générnl ,\ndré, rn lrrmrs lr&s simples, fil la réponse qui com e11ail.Chef de l'armée, comme minisln• d,• la (;u(•rrc, seul rc5pon•alM de ce qui se passai! dans tous ses organes, il avnit agi dnns la pli•niludr d!' ses droits. En cas dr dé-accord entre le ..h,•f d't'lal-major générul cl 1,, ministr,•, le Mrnicr mol de,ail rcslrr a ce drrnirr. Ln lhi·s,, t'lail sol id,•; les 111<•surrsprises étaient justifi~es: mais il élait pi,1uanl d!• mir protester <'Onlrr lïntcqirNalion de deux décr,•ls ceu, qui, comme )1\1. Firn11n l'aur,• t'l La,irs, a,·airnl troul'é légitime, nalurrllr, la l'iolntion formrllr de louks les lois qui r~gissen I la procédurn des conci~îlsde f(Ut\rre. Après une longue et parfoi,, confuse discussion, la Chambre adopta un ordre du jour acceplé par le (;ou,·ern,•mrnl, !'Omposi'• d·unc pnrlic préscnléc par ~Dl. Duhief el Bal.,aud Lacroze • approul'ant la d(·claralion du ministre de la (; uerre », l'autre pn1srnl<'c par d,•ux d,'putés socialislrs, Allard ri Sem• bat, ainsi Jii,cllée : • La Chamhrr résolue à,,.. pas p,•rmcllre que la discipline si sl-Yèrcmcnl impos(•r :.1ux soldats soil moms rigourpu.;;c-uwnl imposée aux officiers de lous grades ». Cc n'était là qu'une des prcmii•rrs cscarmouclws de la l,ataillr incrs5anle qui alla,I Nre livrée nn g(•11&ralAndr<\ que, quol1dienncmenl. la presse réactionnaire el nalionalislc eouHall des injures les plus soll!•S, des <'alomni,•s les plus grotesques. Le I juillet il Hail de nou,eau l'objet d·une inlcrp!'llalion pro,o• quée par la démission du gén, 1ralissimc Jamoot. Celle démission a,ait eu un grand rctrnlisscmrnl. Le général .!amont jouissait d'une lri•s grande réputai ion militaire en France cl à ntrangcr: elle élail, du reste, mér,tre, il imporle d,• le reronnailrc ri de le Mclarer. Jusqu'à ce que l'afTaire lJreJfus éclal:ll. crl officier semblai! s't'lrc slril'lement tenu à l'écarl de la politique pour se !'onfinrr dans st•s éludes et l'arrompl,ssenwnl d<' 11es fonctions successi,·es. ~lodeslc, il fuJoil la pul,licil6, inspirant le plus
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