2fl8 HISTOillE SOCIALISTE cl ~es colli•g-11rsdu ministi'I'<', ai11si 'I"'' la majorité slérile'qui les déchargeait <le loutr n•sponqaJiilit<·rn ,otanl contr~ l'<'nqut'lt- parlrmcnlairc sur le (-rime de Chalon ,,. Pour donnrr r1wore plus dr fon·e .t <'<'l ordre du jour, le mèrnr Comité gént.'-ral, dans t111t' st·ancc lrnuc le '12 juin, adoptait à l'unanimité moins trois voi);, .Jaurl•s. \ï\"iani f•l Longuet a,a1c11l YOll-conll'<', une ré-c;olulion désap~ pro11rnnl les dl'pul(•s socialistes qui. apri·s avoir l'l'Jl0ussé indivi<lurllemcnl la proposition add,lionn<·lle de )l. 113ssai>uau dirig{,e contre les lhéori<'s socialistes, !"avaient adoptée alors qu'elle faisait corps a,cc l'ordre du jour de confianc-c-c-n le (:ou,·f'rn('m(•nl. En agis~anl ainsi ces <Uputés avaient « sacrifié à des préoccupatio11s politiques les p1·incip,·s supfrieurs du socialisme acclam,\s au Co11grt.\sgt~nl'rnl d<'d(a,·4..'mbre 18!)!) )>. Uécision arnil Né prise« de soumellre le cas au prochain Congrès, afin qu'il juge en dernier ressort cl prrnne le~ mesures nécessaires pour assurer l'unité de Yole des élus en ce qui concern,' les principes el la politique générale du parti ». C'Nail là, malgré le rl'n,·oi de loul jugement devant la « barre » du Congrès, un véritable blàmc, cl la décision ful ainsi interprétée <lans les deux camps en présence; elle ne ful pas acceptée par ceux à qui clic s'adressait cl vingt-et-un d'entre eux publiercnl une prolcslalion explicali\'o de leur altitude; ils enlendaienl la co11sc•n·l·r, car ils ne \'011laif'nl ni directement ni indircdrmcnt se>rendre compli,·es des manœu\l'eS dirigées par la réaction cl le parti nalionalisle contre la ll(·pnbliqur. Le remplacement du génfral de (:alliffet, au ministère de la guerre, par le général André, avait rendu la lùehe !Jlus aisée aux socialistes, décidés à donner leur appui au cabinet \\'alJecl,-Housscau; elle a,·ail fait disparaitre l'homme de la semaine de mai, politique bourru el fantaisiste, dont les boutades cl les accès nerveux présenlaienl un <langer permanent. La situation dans l'armée n'en élail pas pour cela modifi<'e. Ln Ycnl de fronde. de sédition, y §OUfflail el l'exemple de l'indiscipline l'lail donné par des chefs, depuis les plus modestes, jusqu'aux plus hauts placés dans la hiérarchie. Ceux-ci n'avaient tenu aucun compte du fameux ordre du jour« l'incident csl clos». La première préof'cupalion du général André fui de faire rentrer dans le silence de la« grande mucll<' » ceux qui y ba,ardaienl trop el il s'ensuivit au Parlement de relenlissanlcs, tumultueuses discussions. li avait eu d'abord à répondre de la mesure par laquelle il a, ail remplacé trois chefs des bureaux de l'étal-major du minisli-re <lela guerre. Celle mesure n\'ail enlra!né le général Dclanne, chef d'étal-major g{•nfral de l'armée, à demander à èlre rele,é de ses lonclions, sous le prélcxlc qu'en violation des décrets réglant le fonclionncmcnl de !'Nat-major, il n'avait pas él(• consull~. Lr i,:<'néral .\n<lré s'était borné à conlit·me,· sa mesure en donnant l'ordre au général Delannc de continuer son scr\'icc; mais celui-ci, tout en obéiss~nl, commcllail une grave
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