J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

HISTOIRE SOCIALlSTE dt"lt11I.::.1't·•n,l11l1ondu mou,·cnwnl lmulang-islt• orgnnis~ aYcc son Cnmite de 1woft>sla/W11nrlllottflfr, dolé dt• sornmt•s forrnidablcs, oulilll" d'organes nombr,•ux. g-rnupanl toute, les forrcs vi,rs M lo réaction fralcrnellement alliées ;t\t'(' dt•s 1·holul1onnain•s qui n·::nai('nl pa~ ht~sit<• à patronner un des chefs nulilair(•s qui ,\~lait parli,·ulu\rcmt•nl dislinq-ut'· durant la répression d~ mai 11>7I. Il faul II nis lnrnc,· il ,•n soul,g-ncr les points saillants cl les rl-perCll'•~iono;;:.. Le eal,in<"l Tiran! a,-:Hl élt.'.· n•nYPrs:• ~ur uuC'quC'sliond<"revÎ'-Ïon conslilulionncll,• prisent,'<' pa,· ~1:11. C. P,•11,•tan. (;. Clénirncrau ri Andrieu,. l'n minisli·tc Flo<tu<'l lui succéclo. li de,ait tromcr devanl lui. ccmmc dé1,ut,·, le g-én~ral q,:, a, ail {·lu dons la l)ordog-ne, le '\onl <'l avait opté po111·ce de rnier Mparlcnwnl. On escomptait son action an Parlement: elle fut nulle, cn,- il se rendit ridicule par son alliludc hautaine el prHcntieuse. li donna connaissance <lt• son programme do11tJr$ articles r~c::rntit+,:(ig-urairnl <lans le traditionnel prog-ramnu• n:•pnblicain d(' l't•,tn-.m<'-1-{nurhr. Il , isait sul'lout J'organisai ion du gou,·cr1wmrnt din•,·t, I<.' n·ft'r<'nd11111, non la ~uppression du Sénat. mais ~011 élection par Ir suffrngc 11111n•rsel. Cl· prog-rammc 11 <.'n aq1il fail une proposition frr1111• dP l'C'\'Ï'-Ï011 conslilulionncllc; l'urgrnce f'ul repoussée. Enfin, 1,• ,~ juillt'I 1-.~-., 11 rrmontait 11 la tribune pour proposer la dissolulion de la Chambr<'. Sa proposition dé<"ida unr inlrrvrnlion lri·s vive du pré,idenl du Con•t•il, \1. Flo<pwl, cl nne alt,•rcalion _s·en sui vil qui motiva conl1c le général l'application de la censure. Il avait compris qu'il n·y avait pour lui rien 11 obtenir de la c:twrnbrr el il donna sa démi•sion, puis il adressa Jrs témoins à M. Floquet: une rencontre fut di-cidfr rl le général rr,;ul un coup d'épée dan s la gorge. fort léger du r,•sle, simpl1• piqtlrr d'amour-propre. <:,•prrnlanl, le Parti r{·publirain, drvanl Ir uangrr menac;anl pour la Hépu - blifJur, s'i•lail rrssais,; i<·s membres de l'E,t1·1'mc-Ganche qui avaient intro duit le général ,lans la politique acli,e cl rn a,·airnl fait 1111 minislre dr la guerre, l'nvaicnl sùutcnu, rC\'C'nnicnL (h' leur grave erreur. l·11c concenl'ralion r6publicaine se formait pour •,oppos,•r ,, la eoalition de Ioules les forces réoc lionnai,·rs et ,léma(;'Ol{iqncs l'i une notahl<' fraction du l'arli socialisl!', la FèdiralifJndes TraL•-11'/ltw·srwUlli.,le,;de France J adhérait, pku,::1nlmomentanl\ml'nl au-d,·ss11s d,• Ioule considération la Mf,•osc de la l\épubli<tue. La Sociéli dts /)r,,its de /'llomme se dressait ru face du Comih' de proies/a/ion 11alio11a/e. Sans sr ri-conc1lu•r, pn'ls à rrpn•ndrr• lt·urs positions respccli,·cs de combat le danger pass(•, Ms a h<'J'sairr•. hir1· irrétlucliblcs, comballoienl côlc à ,·oie: ~I. Hanc 'l''i repn 1scnlail la polili'lue gambcttisle, M. Clemenceau la pol1ti11ue ra,licalc-sociali•tc et .Iules Joll'rin qui, à l'llolrl de\ illc, dons la propagande quotidicnnr, dér,•ntlail av.-c la plus, i,e ardeu1· cl un remarquable sens polili,JIH' lrs r,•,·ernl1calions socialistes d,·olutionnoircs. l'rc~sc restée li,lèle à l'opimon répul,l1caine, propagandistrs, tous faisaient une campagne acharnée contre le mouvement dev,•nu césarien et plébiscita ire,

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