HIS1'01RE SOCIALISTE raison, qu'il O\'ail lraci· le plan ù,• mobilisation el de mise rn marche du corps d'armée de Bourges pour le port,•,· su,· Pa,·is. quand avait (-Lépréparé un coup d'Elal, sous le Cabinet d,• llorheboui-l, cl,•rical, monarchiste mililanl, élail placé i, la l,'le de l'i·lal-major génfral de l'arm,•e ! 11 y arnil là de quoi rassurer l'opinion dt'jà émue par les accusations Je dictature lancées contre celui qui venait de prendre le pou\'Oi1· d surloul donner conr.ancc aux (·lémenls républicains qui pouvaiPnl se lrouv<'r dans l'arrnèc~ C'élail un défi ou une inconccvahle maladresse; l'elîct en ful désastreux. Les polémiqu<'Ss·rn ag-gravi•rrnldans l<'Srangs républicains; quant aux conservateurs, loin de les apaiser, ces concessions ne fii'enl que les rendre plus ,\pres, plus exigeants. Dès sa naissance, le« grand minisli·re » (•lait morlellemenl allcinl. Aussi bien était-il sou,·demcnt miné par les mano'"' rcs de ~I)1. Jules Ferry, de Freycinet, Hibol, ~lélinc et par l'f:1_,sée oi, le pri•sidcnt Grévy, sous son attitude d'apparence r~senée, strictenwnl eonstilutionnelle, ne c~ssail de• s'occuper activement de politique. Le:?(; janvier l ~t-?, il sécroulail misérablement, apn's l'échec de sa proposition lcntlant ü la substitution du scrutin Je.liste au scrutin d'arronJissemcnl, proposilion-préfare d'une reYision conslilutionnelle forl anodine. A\'cugléc sur ses propres inlfri·ls de classe possédaolc el dirigeante, par ses passions politiques si di,·erscs, si contradictoires, la bourgeoisie fran~aise, par l'organe de S<'S représentants, Yenail de renverser, de réduire à l'impuissance un de ses hommes les plus marquants, dont le plan lui avait ce, tainemenl échappé et qui était de constituer, ~ous l'éliquellc républicaine, un grand parti national dans les rangs duquel auraient pu prendre place Lous ceux qui, pa1·tisans de « l'ordre », résolus à lutter contre les progrès du socialisme, auraient fait abstraction de leurs préférences politiques. Le clergé lui-même y aurait eu son action réservée. Toutes les forces conserl'atrices se seraient groupées autour d'un prng,·amme résumé en ces articles dominants : la tranquilité au dedans; au dehors le rôle prépondérant de la France rétabli. Le cabinet de Freycinet qui succéda au minisll-re Gambella dura juste six mois. li ~vail à faire face à de graves questions extérieures donl l'évolution inquiélail le pays cl l'opinion du monde entier; aflaires d'Extrème-Orienl oil la France se trouvait engagée et a traire d'l~gyple. ~1. Gambella s'était prononcé pour une enlenle cl une action commune al'er l'Angleterre: M. de Freycinet, lui, soutenait avec l'Extn'nw-Gauche, une politique d'abandon, redoutant des complications inlcrnalionales dangereuses. Toutefois, par un hrusquc revirement, il se décidait à proposer une occupation militaire du Canal de Suez. La Chambre des d~putés repoussait la demande de crédits proposée dans ce but et par 450 voix elle rem·ersait le Cabinet auquel ï,, d(>pulés seulement étaient restés r.dèles ! Les partisans de Gambetta venaient de prendre leur revanche. Cc fut un Cabinet bien effacé, présidé par M. lluclerc, qui fut constitué
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