18 llJSTOIHE SOCIALISTE Cll\l'ITHE \' La B ,uryenisie él'niue l'ers la Rép11bli91ie. des c·1ïles. - Ce (JW! cOJile une guerre. Le l'oys rural el le Peuple Lero11 de choses. Les élec- /ifJns du 2 Jaille/ n,.,'; 1. - Cne m'mi/'esl<,lion. }lalgré les incessantes ~onspirations royalistes, les menées bonapartistes, les hésitations du Cenlrt>-gauche M l'A~sembl<·e nationale, les lergi,•ersations de 11. Thiers, masquées sous des apparentes d'entêtement autoritaire; malgré l'exploitation du spectrn de la Commune, de l'i nlernationnlc, du Communisme, du Ùl'apcau rouge, dcc:; inc<'ndiPS, IC'pays, lentement, mais avec une rarf' sûrclé, une "olonté, consciente parfois, instincli\'C plus sotn·ent, s'oriente ,ers la R,<publiquc el il le manifeste /J chaque fois qu'une occasion se présente. C'est que, depuis 1814 el 1815. il n'a reçu une leçon de choses aussi terrible. aussi démonslrati,e. Plus développé, un peu plus iustrnit, quoique l'instruction ne soit pas encore généralisée, celle lc,:on le peuple l'a comprise, non seulement le peuple qui lra,aillc, qui produit la ridwssc, mais encore la moyenne, mais encore la haute bouri:;eoisie financière. industrielle el commerciale. C'est que l'on comprend enfin à quels dangers de toute nature s'expose un pays en renwllanl ses destinées aux mains d'un homme dont le pouvoir, émané du suffrage uni\'ersel, est fatalement au-de~sus de toul contrôle el rebelle /J tout frein constitutionnel. l>u reste, n'est-il pas lïnspiraleur de la Constitution cl u'est-elle pas réglée par ses partisans, ses serviteurs, ses complices, issus du mème factice courant d'opinion qui l'a porté au pouvoir'? Tout élan pour provoque,· le ralliement à la Hépubliquc, Mjoucr toutes les mancruHes monarchiques, forcer )1. Thiers à suivre le courant qui irrésistiblement emportait la grnnde nrnjo,·ilé de la France. C'était à la tribune même de J',\sscmblée nationale que s'instruisait, au grand jour, en des discussions documcnl~es, passionnées. le proçès de l'Empire; que s'étalai;nl la corruption, l'imprévoyance, l'incompétence du régime politique el de ses organes administratifs. La guerre n'avait été entreprise que pour tenter la consolidation de la dynastie ou de la sauver; entreprise sans armée, sans outillage ni approvisionnements de campagne, simplement a\'CC des illusions stupéfiantes. lle celle guerre, il fallait maintenant payer les frais formidables; mais rien ne pourrait supprimer les deuils, ressusciter les milliers de morts, effacer les désa,tres cl rendre au pays les provinces hrutalcmenl arrachées. Puis, il
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