J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

HISTOIRE SOCIALISTE CIL\PITI\E X\ 1:- Le., du·i•ions du />al'li républicain. - le Pr,1'11so,·ialisle. - lnarchistes el ra,liNm,r. - Les cercles callwlù111es. - La politu111e ro/rmirtle. Le c,tl,i11tl r;,,ml,e/la. - Réaclirm ré1mblirai11e. - I.e /,rm/a11g1sme. - L'a/Jaire Il ils,,,, et la 1frmissio11 du prt!sùlenl Grévy. Jamai- pcut-Nrc les polémiques de press.• n'a,aienl eu autant ,le Yiolence ,1u·au moment oil ~I. Jules Ferry occupa la pr,•sidence du Conseil el durant les anuéc5 qui suivirent, troublées par les crises les plus g-ra,·es, les plus dangereuses pour la République. Les partis de réaction a,·aienl, en fait sinon en apparence, renoncé à leurs projets de restauration pour le prétendant de leur choix . .\u surplus, arniPnl-ils la sensation assez nclle que leurs cllol'ls resteraient vains de, anl la volonté catégoriquement exprimée du pa~s. 1Jep111sla r~un1on du nouwau Parlement, Jepuis su1·toul leur demii•re Jéfaile sénatoriale, ils s'Haienl unis sur le lerr~in de la défense de la religion. commun à Lous. L1•ur but} dewnir les maitres du pouvoir, sans se préoccuper de la forme <pu lui serait donnée; leurs moyens ! tous ceux qui paraitraient en rapport avec le, circonstances el le moment. Agir sur l'opinion, l'ameulcr contre I(• Parlement en mellanl en relief les fautes commises ou le Jauger de certaines réformes en préparation ou en cours d'e~éculion; proÎtlcr du moindre incident pour le transformer en scandale; accuser le gouvemcmcnl de compromellrc par sa faibles,c dans le domaine Je la politiqu~ exlfrioure, par son imprudence dans la politique rolon,alc, la dignité do lu France ou sa s,·curité. ~!. Paul de Cassagnac, l1l1éréde sa fidélité bonaparlisl(• par la mort tragique du prince impérial, avait donné la formuli, du noU\·cau parti consen·aleur • le nïmporlequisme ,, o.,·ec « u·1mporle qni )) pounu que<( la gueuse eu cre,"ïll ►1. L'action pnrlrmenlaire réduite à des effets de tribune allait se doubler d'une acti,e camp~gne dans le paJ•· Des républicains a,·euglés par la passion politique, ou débordés d'appétits, allaient se faire les complices, les uns inconscients, les autres conscients cl déterminés, de celle campagne qui, par trois crises profondes, rn retarder l'évolution de la République el faire naitre les plus gra,·es complications. Ce qui Ya faciliter singulièrement les entreprises du Parti conservateur, c·esl la confusion extrême qui règne dans lo Parti républicain. Les rhalilés d'influence se sont accusées jusqu'à l'exaspération. La dictature morale exercée

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