HISTOIRE SOC!ALISTE L'c"•mplt· dunn{- par les républicains socialistes pa'i·isirns ruL repris cl sa candi,latun· l'ut posée. 1:'était la cand1Jalure d'un in(,1,gilJle: i l rut néanmoins Nu à uni• impo-.ant1• nrnjoritl· de 1.000 \'oi,. :\lais, molg-rl- un magoiftqur discours de )1. Cl<'lll<'11<·1•nu, il rut in,aliJé; :n républicains s,•ulement avaient voté sa ,alidalion. :-on ,11.-,·1100.Ioule annult'e qu'clh• ,·tait, a, oil Né accueillie par un tel mo11- \'enu.•nt d\•nlhou'Siosnw, que le µ-ouYf"rnrnwnl sr lro1i\'a dans l'obligation morale d1• lt• meltr<>,·n ltberll- 1 mai~. pour quïl rt•st.H intqigihle, il ne ful grtlf'i(· qu,• .tt•ux ,1ours apr<'s que le délai d'application d,• l'amnis tie au, graciés ,'tait ,.,pirt'·e Il n·_, arnit pa, de j,'suit~s que Jans les ran!(S de la Droite. Lt· 1 r 1.rpl1•mhrr. le premier navire romrnanl t•n Fl'ance des dl'portés arri1ali a Port-\ ,•ndres. L'accueil le plus chaleun·11x lenr y rut fait. .\ Par,,. i'a<"c~m·1l fut t•11lho11..,ia..,lf'.une foule i·normr ~e 111·es~ait, acclamant CC'U:Xqui a\ilif•nl lultt". "-OUff(•rt pour la caus<' n.·•pulJlieain<' t l la tause socialisl<', {•mut•h la , li(' dt•,.<'... ph~ ~ionom1c!-i ra, agl•ps par un Ion~ ,·o., a!.{1• el le long temps pai.;f.:é loin de la fomillt> loin dC'samis. Chaque COll\'OÎ r(••~ul le mP111e:wrueil; cha('un i•ta,t l'ohjl'l dt• manifestations allendries et c,· n'itait pas la moindre surpri-,· pour I,•, rentrants •1ur de l'Oir celle roule ard,•111<·.allendric , alors q11·~ la lin dt• la Commmu•. lru1s colonnes. lraversonl Pari~ rucndrées de <·twal1rrs cl de fanta~-..111~nw11a1:anl!--. ih; a\'aient Hl· a~sailliJ;., sur loul lt• part·ours, par les_ct:,- ntt•ur, d'11nt•fo11I<·ail olé,• de terreur el dt• haine. lliPnt,\l, chaque pros,·rit ·rcst(, dan~ !'ac-lion militante rt."pril sa place dnn-. lt• parti auquel ~on lt•mpf-ramrnl. ...,..._ ,·011,iclior1-.. lt· rallîairnt. On rn put lrouv(•r danstoulcslt•s fractions, depuî, la frndion ,,ppnduniste jusqu'au parti sociahsl<• ri•rnl11tionn airc qui lit parmi en'\ dP nombr,•us('s rl C''\cellrnles rr<'ruc:-.. I.e rrlour d('s proscrits ne fil qn·actin•r la propn~ande en fa,•cur de l'amni-.;lie plt'·n1t•r1•: l't•u:xqui :nail•nl bé11Niciéde l'nmnislit~ pnrli<~lle faicairnl le récit d,·s -.onffrnnr4•~. dp,;;, humiliations enùurCes dan!-,Je-. ('.tmps, sur h~sponton!',,, dans lt•-.; prÏ'-m1c:.. ,lanc:;.la dl•JH>rlatioo cl au bagne, c-l ,•1itail un profo11d sc-nlim.:,nt dïn<l1gnalio11, ù,• roli•re el Je pitié que ces rfrits pro,oquaient. ,\ Pan~. ~I. .\lphonse llumbt•rt. l"ancicÎl rédacteur du Père llucMne, était ,'lu conseiller municipal ,!ans Ir 'luarticr de .Javel, apr,'s a,oir éli·, nu préalal>lc, pum ,le pri~on pour avoir, à l'enterrement de son camarade ( ,raQ, prononcl· un violPnl disrnurs l'Ontrc la justice des conseils de guerre. Son i·lc• ctioo fut annul,'c. !Je eelh• a1,:1talion à laquelle se joignait l'actil'C propagande socialiste, tous les réacteur5 e•sa,i•rent de tirer parti pour apeurer le pays. L'effort fui vain. C',·sl au mois J'octohre cl~ celle rn~mc année que se tint b )lar~eillc le troisu•m,· Congri•s. Son importance fut capitale, décisi,e: de son altitude, de ses résolutions se dégagea la doctrine générale qui devait, malgré les scissions qui allaient plus lar,I se produire, orienter l'ensemble des forces socialistes. A Paris, en lbili, la politique avail été bannie des séance~; à Lyon, les idées collecti,i~ll•~ n'a\'aient alliré qu'une infime minorill' cl nva icnl provoqué de fort
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