1118Tl1IHI-: Sile'.! \l,lWT'E ra,uil i·l<' à cru, de l'Empire qui a,aicnl lcnu ln Frnnce sous leur joug duranl pr\·s dt• , ing-l ans, puis l'n,·oicnl li,Tt.'•e à lï1nasio11 élraogt'·re. Ch~z nous, depuis I,• ·? 1 rérricr Il>18, la llépublique ne s·csl monlrée sév/>re, implacable, «1u·c11,,•rs ;c, plus lidi'les, ses plus dé,oués l'l ses plus énergiques défenseurs. I.e l'arh•uH'nt se 1111t à l'u·nvrc: clic n·aait pas aisée la li\che qui incombait au, républ,cains n1in11ueurs à 11uiélait éehu de mcllrc en pratique, de transformer ,•n loi, les arliclcs de leurs programmes é!ectoraux. I.e mol de Gambella : " lï·rr ,les dirlicullés commence» était en situation. Qu'allaient surloul foire. ou sruh•ment lcnler, les représcnlanls ùu suff.-oge uni,crsel en fa,eur des proléla,rcs qui ,rnaicnl, de Ioule leur vigueur, les aider à vaincre la réaclion mrna,;anl<' -~ C"est que !a question ouHii•rc ne sr posait pas seulement au point de v,,c des pnncipcs; une nisc économique se produisait dont les lravaillcurs souflraienl un p,•11pal"loul, mais qni se f"oisait plus particulièrement sentir dans quelques régions, à L)OII surtout oit les ouvrier• de l',nduslrie de la soie étaient frappi·s par 1111 cruel rhùmage. La lr/>s acli"e reprise des affaires qui avait manJUl' la ,r.-ondc moitié de l'année lt<ïl cl les suivantes, s"était peu à peu apaisée. llan, la h.\te de rallrapcr le lrmps perdu, l'industrie frantaisc arnit produit .ans ro111plc1·et clic t11•a1tforl1•111enlcn;,a!:(é son aveni,·. li avait fallu réalirnenlcr le marché in!éricur cl s'occuper de l'cxporlation. !--ans mrlhoùe, ~ans calculs assis sur do•s données cxaclcs, simplement stimulés par les ,lpres aigu,llons d,• ln concurrence, les industriels fran~ais •'étaient acharnés it la Lcsognc. Pour les l,esoins de la cunsommalion intérieure elle•mèmc ils :naicnl trop produit. d"autant plus <JU(•de m<)mc quo sur les marchés étrangers ils a,·aienl rencontré des ri,·aux supérieurement organisés pour la production cl les écl,anges, il~ rcncontraicnl mainlcnanl sur le marché fran,;ais les proùuils de ct•s nH'mes rivaux à des condilions de prix l,ieu inférieures. L'Allemagne, l'Anglclcrre, l',\utrichc-llongric, l"llalic nous envahissaient commercialemcnl, immobilisant Jans nos réserves la padic de la procluclion nationale concurrencée ,·iclori,•usemenl par clics el toute la surproduction due à l'anarchie <111i dominait cl do111incencore notre industrie et notre commerce. De cel élat de choses résullait le chùmogi· pour les industries réduilcs b restreindre leur produclion; pour les autres c"étaient des opérations dcstinfrs à restreindre les effets de la concu1Tcncc, par exemple la réduction ,ks fr,11s génhoux, enln• autres des salaires, alors qu'il aurait fallu lransformer l'uut,llagr cl perfcdionncr l'organisation commerciale encore sous le joug de la routine la plus lamrntoblc. Pa,·mi cc que, dans le monde officiel el dans la grande presse tic Ioules les nuances, on appelait le reli,vemcnt, la vilalité, la prospé, ité ùe la France, la misfre commen~oil à se faire sentir vivcmcnl, chrz 1es pl'llls patrons. chc, les petits commcr<;anls, surtout parmi les ouvriers. A Lyon, die fut parliculioremcnt douloureuse. Lo situation des canuts rappelait, 1·ac1i"té, rc~aspérolion ré,olutionnoircs en moins, les tragiques journées de
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