IIIS'l'I Jill!•: ,;11!:I.\LIS'J'i•: 1\1.) rnmis en activité, el llourbal,i, l'ancien commandanl dr la garde impérialr, l'homme au ,·oyage mystérieux en Angleterre durant le sii·gc de )let,, à l'énigmatique lcnlativc de suicide à l'armée de l'Est qu'il avait si déploral,Ic ment dirigée. En province, les troupes assistaient en armes à de véritables manifcslalioos clél'icales, el à Paris le piquet commandé pour assislcr aux funérailles de Félicien Da, id, !"ancien Saint-Simonien, l'auteu,· du Désert, se retirait parce qu'elles étaient purement l'iviles 1 Toul prrmellait de présager qu'une lullc grave cl suprèmc allait s'engager cl que des efforts allaient èlre tentés pour ramener le pays dans une voie plus • sage "· Le gou,·erncmcnl n·avait-il pas un appui séricu,, résolu avec le Si-nal qui marquait de plus eu pins une opposition cfferliw, en nommant ~l. Chesnelong sénateur inamoviblr cl en refusant de passer à la discussion d,'s ai·ticles du projet de loi adopté pa,· la Cha'mbrc qui a Irait à la cessation des poursuites pour faits rnlatifs à la Communo, au dessaisissement d,·s ,·onseils de guerre, projet bien anodin, cependant, puisqu'il ne compo,tc pas d'amnistie. C'est la chute du cabinet ·l)ufaure, qui se relire le 2 décembre 18ili. ,\près de longs, laborieux pourparlers, ce fut 11. Jules Simon qui accepta la mission de former le nou\'cau Cabinet. Pour le pournir, il élail (H'èl à Lous les sacrifices. Le nou, eau ministère était constitué le 13, sans grands changemenls, ~l. Jules Simon, avec le portefeuille de l'Intérieur, prenait la présidence du Conseil el M. ~tarte! succédait à )1. Dufaure au minisli•re de la Justice d des Cultes. Le maréchal de ~lac-~lahon avait exigé le maintien du général llcrlhaut à la Guerre.~!. ~lélinc était sous-secrétaire d'Etat à la Justice. M. Jules Simon, qui a,·ait appartenu à l'opposition républicaine sous l'l·:mpiro cl s'était, à celle époque déjà, rendu suspect à l'ensemble du parti par son modérantisme, malgré toute sa souplesse cl son arl oratoire fait de nuances très subtiles, allait se trou\'er dans une situation difficile. délicate. Il était appelé à se heurler aux hostilités de la Droite, aux défiances d'une l'orle fraction de la Gauche. M. Gambella pouvait-il oublier que c'était le colli•guc qui a,·ail été envoyé par h• gouvernement de la Défense nationale reslé a l'aris pour 1,Uellreun terme à sa «dictature"; que la rencoolre avait été plulùt vil'c, qu'elle avait été près de lourner au tragique·? :\éanmoins, la déclaration qu'il fit à la Chambre fut chaleureusement accueillie par les Gauches, en raison des affirmations républicaines dont elle élail parsemée. Au Sénat. il n'en alla pas de mème, l'accu(•il fui très froid. li fallait mainlenoot gouverner, c'esl-à-dire mano.:uvrcr panni des écueils, en Ire le :,,énat où la Droite était majorité de résistance el d'action, la Chambre où la liauche, malgré ses divisions, se rcll'Ouvail bloc compact <)uand une queslion gra\'e, vitale se posait; le maréchal qui s'effrayait des mouvement. passionnés de l'opinion publique, du Lon hardi dr la presse républicaine, parfois comminatoire des journaux d'avant-garde où sous des initiales, de~ pseudonymes transparents, des proscrits écrivaient des articles apologétiques du n,ou\'cment
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