J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

HISTOinE SOCIAUSI'E Hll lion, vivement comballues, lt'nurs rn d(•fiancc par de pruden ts ou onsidll'ux nwneurs <Jui \'Culent que res grouprmenh rrslrnt à la merci dr, partis pol,liqurs républicains. Les dt'l(•g-u{-s0111rier~ il n:,posiloon d,• \ ,rnne arn,cnl pris conlacl a,·N· l<•urs camarades dr tra,·ail des difffr,•nls pays; ils arnicul p tl conslakr que, dnnc,les pa)S monarchiqUC"'-, ils t.;lniPnlpar,·r-nu'-à s·org-anîc;:er~ur Ir krrain corporatif el que des a1•antages app,·i't-ial>ll>s Ml éla,rnt r,•sultes. En outre, ils sï·loient rencontres avec des sorialislrs, an•c drs proscrits de la Commune ri c<>rtains d"entr't•ux avaient rapporlù c·rtlr 11nprrssion 1p1ïl y a\'ail autre d,os,• /1 faire qur l'action profrssionnrllr. Crrla11wnwnt, crllr-c·i n 'Nail pas inutil"; ell,' Nait m~mr nc1crssaire pour grouper les Ira, ailleurs. mais il fallait ètud,cr la •fric des prohl,'mrs dont 1'1·n•cml,I,• constot,11' la •1uest,on sorialr. Il n'était pas poss,lilc que Ir prolt'larial franeais, si long-temps à l'arnnt-garùe, rest.ll rn anii-re; il avait él(· ,·ain,·u rn Jhïl, mais il devait se réorgonisrr pour pré porrr son émancipation cl prendre sur les ,'ainqucurs une éclatante revanche .. \11ssi bien, la Rl-puhlittuc, pour ,i conservatric,• qu'elle put <'Ire, dcrnil lui concéder qucl11ucs libel'l,•s et les éla,·gir nu fur !'là mesure q11·e11cse dén>lopprrail; à son développement, la dassc oU\rii•rr dp,•ail s'intéresser cl co llaborer par son intcr\'ention dans la bal aille politique. Enfin, les drlégués Oll\ricrs comme les chers de l'industrie et du commrrcr fran,:ais qui s"étairnl rendus à Yicnne I l~i:l), à l'hiladelphir I lHï!i) el avaient su l'ludier ces rxpositions intrrnalionnlrs, s'étaient rendu compte des prog-r~s r, 1alisés dans l'Europe el en Améri11uc; de la concurrence sfricusc qui en n1,ultail dt'jà pot11·le commerce cl l'induslrir de noire pa)·s. C'é taient de ,frilal,lrs ,·opges, non de plaisir, mais d"éludes qui venaient de s 'cOecturr el dans l'esprit des délrgués ils avaient laissé une forte, féconde imp ression. Ellr ne dr,ail pn, so faire immédiatement sentir. Le premier Congri•s ouvrier, qui se linl à Paris en lt-ïti, nr s·occupa en réalité que de questions purement OU\l'ii·res; il bannit de ses prfoccupations la politique et Ir sorialismc. li voulut rester ou,-ricr Du reste , un article du r~glemenl portait : t,11 1•1Ce d"ét-iler des abus ,,,,, /o11I le monde cln·in,, 111C/ 11, po1Crraprendre Ir, pm·nlt s'il 11·,s1om.,.,,r el r,commandé par sa Chambre syndir"/e. Celle précaution avail été prise rn me d'éviter l'inler,rnlion d'(·lémrnts étrangers au monde ou,·ricr; cc," <1uiconduisaient les syntlicals, qui y avaient l'inOuence prépondérnnl,·, loul e;t affinnanl leurs sent iments r,·publicaiM, donnaient à entendre que, sous h• régime dr tolérance 11ui leur ,'tait fait, les R~ ndirafs ouvriers. à peine réorganisés, ris1p1aienl de sr \'Oir dissous s'ils sortaient de leur cadre purement professionnel pour faire des inn,rsions lrop hardif's tians le domain~ de la politique, s'ils sr laissaient rut ra iner il tl,•s ronllils tels •1ue lrs grèves, surtout s'ils se laissaient pt'nNrer pa r lt• sorinlismr. Aussi cr Congrl•s se borna-l-il i1t'lmlie,· des 11urstion, tir salaire , de conditions du Ira, ail. de eooptlrotion, mais à un point de rne tcllenwnt "sage ", 1<'111•-

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==