HISTOIRE SOCIALISTE Il i•lnil impossible de conscrv~r une Constitution oussi bnlnrdc '!Ui ne pouvait 911e fournir des armes dangereuses au'-' ennemis al'frés 011 masqués de la <lémo,·ralie. C"él<1ila politique radicale, inlransigeanle, opposfo à la politique oppol'lunisle. )1)1. ,\lfrcd :'\aquel, Bonnet-Du verdier, Louis Blanc.Clemenceau, Floquet, Barodel, Locl,roy, ~ladier de .\lonljau, llenri Brisson, elc .... , en él:iicnl les protagonistes les plus en vue. !Jans le 'l:\"111• arrondissement de Paris, .\1. G. Clemenceau, alors président ,lu Conseil municipal, déclarait : « Les républicains conservateurs Ù<'mandent à la llttpubliquc son mininum, notis son maximum. [\ous, les n'publirains radicaux. nous ,oulons la Hépubliquc_ pour ses conséquences nalurellfs: les grandes el fécondes réformes sociales qu'elle entraine ... li ne s·agiro plus qu<• lie savoir s'il l'aul arcéll'rcr ou ralenlir notre march<' <'n avant dans l'accompl,ssemenl, depuis si longtemps poursuivie, dl' la réorg<1nisalion .Jl•mocrnli11uc l sociale <le IJ Société fran1_;aise. n .\1. A. :'>aquel, dans un discours prononcé à Mars~illc 0(1 sa candidature ~lait opposée à celle de )1. Gambella, disait: "J'ai volé la Conslilulion, je le regrellc, mais les aflirmalious des n(•gocialeurs de la gauche, auxquelles j'ai dll ajouter foi, ne me permellcnl pas de juger autrement; nous a,·oos aujourd'l111ila monar<"hie sans le monarque, ou plulùl avrc un monarque élu, non héréditaire, il e•l vrai, mais r~élig,ble. - Gambetta el ses amis sont dans l'ornière conslilulionnelle; quïls y restent puisquïls le jugenl utile, qu'ils repr(•srnlenl l"él(•ment républicain conscr\'aleur. ~fais il faut conslil11rr en dehors d"eux 1111groupe d'a,anl-gardr dr <'ombal di-mocraliquc. » ~I. l.ou,s Blanc, lui, dans sa profession de foi, 10111en rappelant les p1inripes C'~'irnliclsdu progroir1mt' n'•puhli<·ain. loul ru proclam::rnlla sou,·{'raincté du peuple sans rl'Slriclions, loul en affirmant <1u<·la Hépubliquc t'St l'amélio1alio11du sort de tous cl qur le cléric·alismc esl le v~rital,le péril social, sc 111011lrailplus concilia ni. Candidat dans le,., arrondissement de Paris, il faisait appel« à t·union de Ioules les forces n'publicaines qui, seules, sonl vérilablemrnl c·onscnatricrs )1. L'aclwn d<•Sradicaux, peu fa,·oris(•e par la presse, les journaux qui soutenaient 1,·ur polit,quc élairnl li;H1n(·s par t.·s parqu<•ls cl a~saillis de prison cl d'amrndcs par lrs lril1urrnu,, génér p:u· I<'"' défi:uu·ps snc:cill·c:-i conlrc rux, car, frt'·qucmment, lcs opportunisl('S les assin11lni(•nlaw, pirrs ennr1riis de la Hépuhliqnc, fui toutefois assez ffrondt'. puis'luc '.I~si,-.ges furent ,·on,1uis par leurs candidats. A Paris, s"(ota,t formé u11Comité eompo•é de jPt111esél11d,anls cl de quel- ()UCS .ouvriers qui 3\'aicnl pris port à la IU·\'olution <lu 18 mins el a,•aicnl n,\u~~i 3 '=(' souslrairP au\. poursuite'~. Il avait po~é. dans le Yle arrondi~sement, la candidature d"l~m,le Acollos, pl"Ofesscur librededroil, homme ém;oenl, d'idées forl o,ancérs en molièl'C politique, philosophiquecllégislalive. Son programme comportait une série de reformes classiques du programme de l'Exlr,'me-
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