12 JIISTOIHE ..,OCIALISTE justifiel' la répression cl l'Clal'der de fatales explications, de fatales rnvcndicalions. )lalgré toutes 1,•urs lwbilet(•s, leurs pedidics, les partis conservateul'S aveuglés commrllcnl des maladresses. Ils en commirent plus d0 11nc, dès qu'ils se sentil'cnt il l"abri do tout retour offensif des vaincus. !Je m~mr qu·apl'i•s les journl'rs de juin l8JH, il~ :ivaicnl fait du <t Communismr >) le bouc ~missairc de lïnsm-reclion, ils firent de lïnternationale le bnuc émissaire de la Hé,·oluliou du IS mars. C"l'lnit sous son influence que l'explosion s"élail produite: c·/>1aitsous son inlluencc ,1u·au cours de son tragique dél'oulcmenl s"/>laienl produites ses idées dominantes en matière ouvrière et sociald; c'était l'Internationale qui devenait la grande responsable de tout cc qui s·étail pa•si· depuis rexhulion des généraux Cl/>meul-Thonrns cl Lecomte jusqu'aux incendies qu,, durant les derniers jours de )lai, avaient enveloppé Paris. La lecture des journaux do celle époque, notamment ceux de pro, ince, édifie sur la manœuvl'e, sur le rùlc d'épou,·anlail donné à l'Assodation dont l'origine remontait.à n:xposition universelle de Londres, en 18(\'2. El, cependant. son inten·ention, son rùlc avaient Né tl'èS effacés, pou,· ainsi dire nuls durant la Commune, malgré le nombre de ses adhérents : pcul-Nre celle abstention fui-elle une erreur. Sans d_outc, les idées fondamentales de son progrnmme furent-elles mises en lumière, discutées à lïlillel-de-\'ille el dans les clubs, inspirant certrines mesures de second plan: mais il n·y eùt pas dïnter- \'Cnlion officielle propl'emenl dite. Au reste, les pensées étaient-elles surtout sollicitées par l'impérieuse nécessité de faire face aux exi1;ences militaires qui dominaient la situation. Le nombre des groupes de L\ssocialion fondés à Paris el en pro\'ince, leur fonctionnement ré~ulier, la présence de délégués français aux Cong-rès internationaux démontraient qn"eilc a,·ait trouvé un accueil sy,r.palhiquc. Son rapide développement avait inquiété les esprits, le pou,·oir et, durant les dcrnièl'eS a11nécs de l'Empire, de rrlcnlissants procès avaient singulièrement servi la propagande dont la r,•prrcussion au rail été vive, l"écondc sur la classe ou vrii'rc, si la guerre franco-allemand,• n"était venue perturber les esprits. Si la manœuvre consr1·vatrice devait produire ses effets parmi la sociN<' bourgeoise\ il en devai} èlrc autrcmcnl parmi la classe ouvri(•re. En.effet, pendant la guerre, les seules sympathies manifestées à la Fl'ance républicain<' durant ses douloureuses épreuves, lui étaient ,·enues des travailleurs conscients du monde entier qui, malgré ses défaillances, son oubli de soi-même pendant les dix-huit années de despotisme impérial, malgré sa défaite, avaient encore foi en son génie révolutio1,nairc el ne pouvaient oublier les immenses services rendus par ses hardies initiatives à la démocratie universelle. :\'"en ll'ouvait-on pas un témoignage éclalanl dans les courageuses, officielles manifestations de la démocralie-socialisle allemande qui, par la voie de ses représenlanls, protestait après le 4 septembre, contre la continuation de la guerre
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==