J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

lli(i IIISTO!RP. SOCI.\LISTE rsl ndoplé ü nue m:ijoril<, d,• :>1 ,·oix sur (iQl rnlnnts. ~lais w,ici ,p,c la ùt'sorienla_tion Sf' change en naufrage, car Je passage à une lroisic'•rne délibération (.•~l rrpous~é par une majoril(• d("" 2:3voix ~ur ïJ:3 ,otanls. l rw fois ,Ir plus 1".\ssl'rnblér- nalionalr vient Je manifr~lrr!--on irnpuis"-=rtll<'C'. Il est \'rai1nc•nl trmps qu'ellr s·<"naille, qu'rll~ lai~s<' au ;;.;ufîragr uriÎ\'Pr~rl le ~oin clcnommPr mw Conslitu:rntr. <"ar c·csl d'une C'onslitulion Jonl il a besoin pour '-ùrlir dl"" lïnrcrliludr dans laqurllc il ci;:! plong(• rl rsl ponr h1i une source de ron~tanlrs inqui<'-lutlC's:;\1)1. Ya11train, \Yaddin~lon dépo~<'rll drs :1mPncll·- ments esptranl qu'ils <·onstitucronl des moyens d<>concilia lion: ,·ains effort~. ~l. llrnri Brisson dépose une proposition de dissolution pour laqorll~ il rédamc Ir h(·n(•lic<' de l'urg,•nce. )1. Haoul lhl\al l'appuie avec énrrgie. L,, lumulle- qur provoque le dt.~ch::tlrwmenl des plus Yiolenlf"~pa~sions cou, re la ,·oix des orateurs; )(' pré~îùcnl lui-ml·me e(,;limpui~sanl. L'l•nen·C'menl e~t ~, son l'O>nl,le. Le duc llrt•azes, au nom dn cabinet. accepk la responsabilit(, de la di-d,11·ation a11 nom du pré·sidcnt de la 1\(-publiqnr; il demande il l'Asst'm• blCe dr nr p::as~c di,;;;s011<.ln· el <le poursuin·c l'œu,Tc constitutiomwllc cntrepri,;r. li le l'ail '"'CC lant d":\prrl(· qur )!. (;ambclln monte à la trihunr el, au, appla11disscnwnls de la Gauche Ioule enlii•re, prononce un discours bref, mais v/•l,.··mcnl. qui produit une "i' e imprrssion dans l'Assen,I,li,r : 11 Jle~!-iieurs, dit-il, on \'ient dC"nous rippt endrc ('Omrnent. ü l'aide de ècrlainc~ hal>ilr-té~de procttdure parlementaire, on pouvail défaire I<''- mnjoril(·s vrai('s el constituer des majorités l'aeticcs. t• )lessicurs, nous ,·ous n,,ions donné le speclacle d'un pnrli que vous aviez so\>wnl qualifié dïutr·ansigGanl, d'excessif, d'exclusif, de rel,ellc à toul compromis, à Ioule transaction politique; nous ,·ous n,·ions donné ce speclaclc non sans quelque courage cl sans de gra11ds sacrifices de la parl de nos aînés cl de nos de\'aaciers dans la vie politique, nous vous a\'ions donné ce spectacle de nous assocîer à \'OUs elde vous dire: Conservateurs, vous voulez bien recon• naitre qu'après !"échec cl l"nvorlemcnl définitif de vos espérances monarchiques, il esl Lemps rnfin <le donner à lu France u11 gouver11emcnl qui pourra rrslt"'r dans vos mnins, si vous <'les sincères el \'érilaulcrnent (·pris de ces pr·incipes libéraux dont Yous nous parlez sans cesse el dont _vous s~spcnde, co11slamrncnl l'application. « :'\ous \'Ous a,·ons dit: Eh bien, nous faisons taire nos ~crupu!cs; nous prenons sur nous de faire aux nécessil&sgénérales de !"Etat, troublé au dedans, menacé au dehors, el qui a plus besoin que jamais de gagner sur les heures <1uis'écoulent un temps que lui convoite la jalousie de ses adversaires Jans -...._ le monde; nous prenons sur nous de capituler entre vos mains si vous voulc,. faire un g;u,crnemenl moûéré el conservateur. Nous U\'Ons consenti à diviser le pou, air, à créer dèux Chambres; nous avons consenti à vous donner le pouvoir e,écutif le plus fort qu'on ail jamais constitué dans un pays d'élrclion

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