128 IIJ!STillllE SOCI.\LJS"f 1; <l'unr intransi!{ranel' moin<; accu-.é1:. Pour (~ssayrr d~ r~parcr le~ fauLC'sgrn\'eS d,• ~I. lleul, 1 , 1,, due de Broglie,,, rli,11,;-ea Ju porlc·feuillc de l'inférieur. Il.' rùt cll•:,ormais rn Franc<· dcu'X gouvrrnrnwnls: l'un ccnlral 1 officirl, l'r111lre n'•panclu dans !oui 11•pa~~, <·ompo~é tles agents de l'adminislration, des mag-islrats dC' tonie sorte, des é\'t~<fll<"R, des curés, d(•s congrt'·gatio11s, cl ce fui un assaul d'(•mulalion pour les mrsurrs les plus arbitraires, pour les perséèul,ons le8 plus odieuses; pour les meuaccs les plus insidieuses ou lrs plus haulaines; elles n'inlimidèrrnl 'fUC quelques natures limiMs rl, au contraire dt.. Cl' qu·on C'nC'Scornplail, elles contribuèrent à rrnforcer le parli républicain de lous ceux qu,· le dégoût, l'indignalion contraignirent à déserter Ir parlr consrn·atcur. L'opinion puhliqur. lasse des Mbals lrop souvent el parfois heurcusrmenl sli-rilrs de l"Assemolée nationale, reporlail son allenlion sur le procès qui sr déroulait el avait lrail à un des événements qui avaient le plus pl'Ofondémcnl /•mu, indigné la France, landis qu'elle leulail un suprèmc clTorl sur la Loire : la capilulalion de ~lclz. Ce n'était qu'après de longs el laborieux préliminaires <1ue le maréchal Baz~1nr riait _::appelé à rendre complc de sa conduite dont le résultai le plus clair, le plus immé,Iial, avait été de rendre sa liberté d"action à !"armée allemande immobilisée sous les murs de la vieille cilé lorraine. La juslice militaire avail Né aulremcnl expédilive avec les fédérés parisiens qui, en collaboralion avec !"armée régulière, avaient soutenu un long el pénible siège, dont certains s'élaienl héroïquement ballus /.1 Moutrclout el à Buzenval, où ils a,·aienl éloquemment démontré loul cc qu'ils auraient pu faire, si on eût su ou voulu les employer. Le général Changarnier, à la lribune de l'Asscmbl~e, avait eu l'audace rie défendre le lra!lre cl 11. Thiers lui-même a,·ail hésité à le laisser comparaitre devant des juges. Mais il avait fallu, sous peine d'ameuler l'opinion, appliquer slriclemenl les règlements militaires sur la défense des places el le maréchal Bazaine, comme tous les commandants de places ayant capitulé, avait élé envoyé devant un conseil de guerre dont la constitution exigea un remaniement de la loi régissant la matière, aucun des quatre maréchaux, ses pairs, de Mac- ~lahon. Baraguay-d'l lilliers, Lebœuf cl Canrobert, ne pouvanl, pour divers motifs, figurer parmi les juges. Le présidenl du Conseil de guerre fut le duc d'Aumale el le procès s'ouv,·it au palais de Trianon le jj oclob,c lti73. Xous n'avons pas à transcrire ni même à rést1mer les longs et souvent confus débats auxquels donnèrent lieu tous les événements qui avaienl marqué la période s'élend;inl de la bataille de Forbach jusqu'à la capilulalion. Le \.1 décembre le maréchal Bazaine, à l'unanimité des voix, élail condamné à la peine de mort avec dégradalion militaire. Mais, à peine le jugemenl prononcé, les mc,mbres du Conseil de guerre s'étaient réunis el avaient adressé au ministre de la guerre une demande de commutation de peine que le maréchal de Mac-Mahon ne refusa pas d'accorder. Le lrallre
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