IIISTOIRE SOCIALISTE 7 à l"Assemùl~e nationale activèrent singuli,·rc1\H•nt l<•s progri·s du part, républicain. Quelle ,'Lait la situation du parti socialiste! :\ou~ l'a,ons Mjà in diqu(•c: il n'en r<'-..lail (fUC des dél,ris. • ruinC'sou ~t•1nP1u·e~ ». qui (\Ill o~t· ,;;" prononcer·! Ses él(•mcnts rfcllemcnl actifs a,·ai'rnt di,p"rn en pa1'lil': pour toujours ceux qu·a"nil emportés la lourmcnlc, momt•nlan,•uu•nl ,·,•u, <1u'cllr a ,·a,l d1spcrg(,s dans les p1·isons, en attendant de les cnrnyer soit au poteau d e xfrulion, soit en :'iouvellc-Cal,•donic, soit sur les chemins tloulo11rcu, de l'exi l; le reste se taisait, gu<'llé par la police ou les dénonciallons nnon)·mc,. Si •1 urlciucs audacieux cssaJaient d'élc,·cr la rnix pour l'apologi<·, ,i timide fûl ell e, simplement expliciuer les causes r(•elles de la Hé,·olulion du l'- mars, ils <•lai ent honnis par les uns, suspects aux vaincus survivants, qui lt.·s prenaie nt pour des agents prorncaleurs ou des espions. Les quel'CIICsrelenlissanles qui, en exil, tlivisaicnl les proscrits, nï•taienl pas pour encourager el, dans ces di, isioos. t·,•pendanl nllénu(·es par l'éloignement, on rdrouvnil en grande partie les causes d,• la défaite. Puis, n'Nail-ce pas po11rdonner à réfléchir <1ue l'éYocation de ,·elle armée ré\'olutionnairc, bien outillée, complanl, au début, des bataillons par centaines e t progressivement fondant à lei poinlqu.: quelques nullicrs de combattants il peine se renconlraieol pour combattre une force militaire solidement organisée, d'autant plus résolue à "aincre qu'elle avait à faire ouulicr de lumenlables défaites essuyées au contact de l'étranger em·ahisseur·> Et. cependant, avec u11erapidit{, inattendue. dans les ~rands centre s d'abord. mah. ,"Té une snncillance rigoureuse, une r(•pres-sion judiciaire acliYe, malgré les calomnies 1'épaud11escl les sinistres légendes, parmi les trarn illeurs l'idée socialiste rcparùt, timide, enveloppée, hésitante che,. la plupart, nette, courageuse chez quelques-uns. L'altitude des partis de réaction a" ail fait comprendre que, m,'me vaincue, la Commune avait sauvé la Héou ulique; que, protestation contre ceux qui, apres n·avoir su ou voulu ,lèf ,·n,lre Paris, l'avaient li, ré, clic constituait la ma111f,•statio11édat&nte d'un ha ut scntinwnl patriotique el il n'en fallut pas da'"antage pour ,lé;{ager la H•rnlution d,•s obscurités mal\'eillantcs dont on s·atlal'hail à l'envPlopp,•r. La répn•ssion a,·ait été tro'p implacable; les Yainqucurs impré.\"o)ants ovai,•nt <1,•pass t!lt• but, l'horreur cl la pitié allaient se manifester ,l'autaul plus que les d,1bats dc,·ant les Conseils de guerre allaient redresser bien <l,·scrr,•11rs, détrn,rc bi en des enlomnies cl que, la tranquillité assurée, les échos de Satory alla1enl encor e, longtemps après Mai, répercuter le crépil<'mcat des p,•lotons d'exécuti on.
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