G-1 ll!STOll11, ::;oct,\Ll::i'JJ,; a,·oir une politique loyolc rl sui,·ic, ~I. Houhcr ournit dù dire : Oui, l'unité allemande ajoute à la force de 1",\11,,magnc, cl si celle unité s'achève, si la Confédt•ralion t.11"1\"onl rnvrloppr Ir~ 1::ti1IS du Sud, c'est avec uue puissance d'action Ioule nou,·tll<' q1H' Li Franrr f'I l'Europe auront ü compter, mais nous n·a"ions pas le droit d'rmJH.'chrr cri le fornrnlion d'un peuple c>lnousrc("onnais- ,ons ~i ph•inrmrnl, !--i ~in.~t•rrmrnlIr droil <le la nalion allrmandc, qu',·lle n'aura aucune nii,on dl• :-:t• <h·•fit•r Lienom=, aucun prétexte à. nous allaqurr; et si, rni, rl'r par l'a,nl,ition ('l IP snccês <'lie nous allaqur sanS motif, si <'lie m/•conn:tit ('l \'Îolf' rn nou'; ('rllr liherlé <l<'s nations que nous avons rcconrH1rg-l'nérru-.;emrntpour rAll(•mag-nc, comme pour l1 1Lalic 1 nous déft!n• dron-; nolrc indt'·peruJunrc ri 11olrc iul(•gTilc.'· aw•c ln ùonblc force de l'énergie naliona!P c•t du c.ll'oit europfc·n. ~lais ~I. Ho11hr1·ne pou,·ait pas parler ainsi au nom de n:rnpirr, el il plaidait cette Lh(·se absurde que Sadowa avait afîaibli l'Allrmag-nc. ~I. l'hit'rs fais,1it ais(•ment justice de celle invention miséral>le. Et enfin. lorsque~!. Houhrr avait l'audace cl le cynisme, pour justifier l'application d"tiilleurs inco111plètr ri fausse de ln politique des nationalités el proclnmrr quf' l'Empire ng-i--!-ailporloul, en Europe comme en France, selon son principe qui était la ~ouverainrlé nationale cl le suffrage universel, )1. Thiers avait le <lroil <l,·sïn<lignrr avec les libéraux, avec les républicains, avec les r(•1·oltés cl les proscrits du '2 décemb.-c, contre celle apologie insolente de la plus triste parodie et de la plus odieuse conlrefo~on. )lais. lui-m<'mc, )1. Tl,icrs, dans la ph·iode qui soi,·it Sado"a, quelle politique con,cillait-t-il à la France·! Théo,·iqucmrnt,sa pensée élailcontradictoirc cl intenable. li se disait le fils de la l\i·volulioo fran~aisc cl il l'était, en efîe(, malgré l"ét,o;tcssc Je ses pn'·jug~s hourgeois, malgré ses défaillances, ses fautes de !HIS. Il 11ereconnaissait aucun des dogmes sur lesr1ucls reposait l'ancien Hégimc, ni la légitimité el le droit divin de la ~Ionarchie, ni les prétentions dominatrices de rI~glisc. Il pensait que le pou,:oir procède de la volonté des hom111escl doit être contrôlé par eux. La ~lonarchic n·étail pour lui qu'une coml.,inaison toute humaine qui n'a d'autres litres, d',1ulrc légitimité que <le concilier le libre ùé,·cloppcmenl des peuples avec l'ordi·c public cl avec la stabilité ùc ri'.:tal. li arnit pro de goiil pour le suffrage universel cl c'est dans la l,ourr;eoisie moyenne cl ,libérale qu'il voyait le meilleur inleqH·i'le de la volo11tédes droits cl des intérèts de tous, mais il ,se résignait à la démocratie comme h un fait in~vitablc, persuadé d'ailleurs qu'il aurait la double force du Lon sc·ns cl de l'l::tal cl qu'il l'obligerait à respecter la propriété, puissance économique de la classe bourgeoise. Il , oulail, avant loul, un régime de uiscussion, de con li ôle, de publicité cl, par là, il élail dartS le sens de la llévolution J'ran~aise. li aùmirail, d'ailleurs, par chauvinisme autant que par libéralisme, le prodigieux soulcvemcnl volcanique qui, à l'époque révolutionnaire, avait converl l'Europe d'une lave enflammée de liberté. El lorsqu'en 1840 il avait provoqué contre la Frunce par Pes imprudentes
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