.-,2 HISTOIRE SOCIALISTE clic étail bien obligée de tenir son engagemcnl solennel envers la nation el de convoquer un Parlement national; mais elle y paraitrait avec le prestige dr la victoire el il lui scrail aisé de contenir les prétenlions du suffrage universel. Cependanl au cas oo',,par un coup imprévu d'habileté, l'Autriche accéderait à la convocation d'un parlement allemand, quelles précautions prendrail M. de Bismarck contre l'idée révolutionnaire. • Le Présidenl du Conseil, écrit )1. 13enedelli le 10 anil, en est venu à m'avouer qu'il ne saurail pré,·oir luim~mc, en ce moment, le sorlqui est réservé à sa proposition. Sera-t-elle agréée par la llii-te, ou admise seulement apr~s avoir été mutilée ou travestie? Si le Parlement doit se réunir, de quels éléments se composera-t-il? Sera-t-il conservateur ou libéral, réformateur ou révolutionnaire? Hien ne lui permet encore de pressentir ni les résolutions de la Diète, ni l'esprit dans lequel on procéderait aux éleclions, si elles devaient a,•oir lieu. « li constate simplement, avec une sorte de satisfaction, que l'opinion nationale, surprise au premier momcnl el portée à repousser la convocation d'une as~emblée olîertc par la Prusse, tend à revenir à d'autres dispositions qui pourraicnl se manifester avec une autorité suffisante pour embarrasser les gouvernements hostiles à la réforme, sinon les contraindre à l'appuyer. li compte sur cette évolution du sentiment public en Allemagne pour s'opposer à Ioule résolution qui tendrait à dénaturer la revision du pacte fédéral telle qu'il la con~ut, el c'est à cet égard seulement qu'il semble avoir, pour le moment, arrHé sa ligne do conduite. li est deux points, notamment, sur lesquels il para Il résolu à no faire aucune concession, el ces deux points sont précisément ceux qui semblent rencontrer b Vienne el dans plusieurs Cours secondaires, la plus vive résistance, je veux parler de la réunion du Parlement à date certaine, el de l'obligation pour les Etals confédérés de se concerter, durant la période · électorale, sur le programme dans les limites duquel l'assemblée devra circonscrire ses délibérations. Telles sonl les données essentielles de son plan, auxquelles il n'acceplPra, autant que possible, aucune modification importante el il se natte, si d'autres éventualités plus graves ne viennent ù surgir, de pouvoir s'appuyer, dans la lutte qu'il aurait à soutenir, sur le concours du parti libéral inlervenanl comme il vient de le faire à Carlsruhe, par l'organe des Chambres élcclives des Etats secondaires. • M. de Bismarck ne voulait pas que la Diète, avant de convoquer le Parlemenl national, délibérai sur le programme, sur l'ordre du jour de celui-ci; car cela aurait permis à la Diète, in,piréc par l'Autriche, de trainer les choses en longueur: el ce que M. de Bismarck voulait, c'étail une solution prompte : ou une acceptation qui ferait de la Prusse le guide du mouvement national, ou un refus qui lui permellrail d'engager contre l'Autriche une guerre nationale. Mais, une fois la convocation décidée, el durant la période é/ec/orale, les Étala confédérés s'entendraient sur les limites des pouvoirs de l'Assemblée nouvelle. li élail permis de prévoir que ces Étals, surloul eous l'impul■ion des Chambres
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