430 HISTOIRE SOCIAI.JSTE d'heure à peine. Cela se marqué aussi aux votes à quasi-égalité entre partisans cl ad,ersaires qui furent rendus dans ces sénncesr cl plus encore, aux réserves expresses qui suivirent de la parl de la minorité clans les rangs de laquelle on rencontrait des hommes comme Tridon, cl aussi des membres de la majorité comme Vaillant. Ce dernier dépeignait au vrai la silualion, quand molivanl son vole, ainsi que la plupart le firenl à celle occasion, il disait : • Je ne pariage pas l'illusion de l'Assemblée qui croit avoir fondé un Comité politique direcleur, un Comité de salul public, alors qu'elle ne fait que renouveler avec une étiquette nouvelle sa Commission cxécul.ive des premiers jours. Si l'Assemblée voulait avoir un réel Comilé exécutif pouvant vraiment prendre la direction de la situation, parer aux éventualités politiques, elle devrait commencer par se réformer elle-môme, cesser d'être un petit parlement bavard, brisant le lendemain, aux hasards de sa fantaisie, ce qu'il a créé la veille el se jetant au lravers de toutes les décisions de sa Commission exéculive. La Commune ne devrait être qu'une réunion de Commissions se réunissant pour discu Ier les résolutions, les rapports rré'sentés par chaque Commission, écoulanl lc rapporl politique de son Comité exécutif, el jugeant si ce Comité remplit son devoir, s·,1 sait donner l'unité d'impulsion, de direction, s'il a l'énergie, la capacité nécessaires pour le bien de la Commune ..... En un mol, il faul organiser la Commune cl son action, faire de l'action, de fa révolution cl non de l'agitation, du pastiche.» En définitive, la proposition de Miot, que Félix Pyat, Hegère, Grbain, Vesinier cl quelques autres de mi\me farine avaient seuls neltcment appuyée, fut votée par 45 voix contre 23. L'appelation « Comité de Salut Public » n'avait réuni que 3.J voix contre 28 données à l'appclalion de Comité Exécutif (1). La majorité était évidemment lrop faible pour communiquer au nouvel organisme la force el le crédit indispensables à son fonclionnemenl. Trop insuffisants aussi les arguments apportés en faveur de sa création. Jules Miot, l'instiga- (1) Voici If tc.xl" du d~crtl : .: ,·u la l{rn, ité des C'ircon-.tanc('e~t la nl'C("s!-iilé dt>pr<'ndrt' prompl<'IUl'nl les mesures les plus radicale,;et lel!oplul!o ~ner~iquc·s, la Commune dkrète : • ,\rticlc prf'mier. - en Comité de Salut Public sera immédiatement organisé . .- Art. 2. - li sera eo111posé de cinq membres nommés par la Commune :Jiuscrutin indi, 1iducl. c Art. 3. - Les 1>0m·oirs ltti: vlus êtt--ndu.-s;ur toute~ les Cou1inissioos sont donnés i ce Comité flUÎne sera rcsponsablt'c1u'lla Commuue. • Le scrutin sur l'article premiet du projet avait donnô le ré6ultal sui,•ant : Pour la formation d'un Comitf de Salut Public : Amouroux, Ant. Arnaud, Bcrgeret.. Uillioray, Ulanchct, Champy, Chardon, E. Clément, J.-8. Clft0tnt, Dtmay. Dup0nt, Durand, F<'rré, f"orluné !Henry), GamOOn,Gere~mt, GtoU'\o~d, Johannard., Ledroit, Lonclas, L. J\fc.illet, ~liol, Oudet, Parisel, ' Pillol, Philippe, F. Py•t, 1\80,·ier, Hég~n. Rigault, Trin<1uet, Urba,în, Vesinier, Viard, \"enture; soit 34 ,-oix. Pour la formation d'un Comité Exkutif: Andrieu, Art. Arnould, Avrial, Allix, Babick, Belley, Clémence, V. Cll'-ment, Cour~t, t'ranckel, Gérardin, Jourde, Laagevio, Lefruçais, Longuet., OalJ•• Pindy, Pottier, l\a<iloul, SerraiUer, Sieard, 1'ridoo, T~iu, Vaillant, ValJM, Varlin, Venaonl: IOÏl 28 ,·oix.
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