HISTOIRE SOCIALISTE 42ô de mensonge el d'alcool, clans les camps oil on les clrcssail à l'ignol,lc besogne qui allait leur échoir. « Officiers el soldats, disait ·1c général Ducrol, dans sa proclamalion au corps d'armée de Cherbourg, en clalc du 13 avril, la pairie nous demande un nouvel effort. .. ; une tourbe clc misérables essaie d'établir sur les ruines de noire malheureux pays le lriomphc de la paresse, de la débauche, du brigandage et de l'assassinai. Par un atTaiblisscmenl moral sans exemple dans l'histoire, Paris csl devenu la proie de ces gens, écume d'une trop funeste guerre. Soldats, allons les en chasser! ... Allons rejeter à jamais de noire capitale ces insensés el ces scélérars "· Ces basses excitations Ion.baient malheureusement dans un terrain tout préparé. Elles s'adressaient aux comballanls de Sedan el de Melz retour des prisons d'Allemagne, aspirant après une dure captivité au licenciement immédiat cl au retour dans leurs foyers, et qui furieux, rendaient, dans leur logique simpliste, Paris el les Parisiens responsables de la nouvelle campagne où ils se lrouvaienl entrainés, des fatigues el des périls renaissants qui s'oflraienl à eux au lieu du repos âprement convoité. Tel était l'étal d'esprit des assaillants. Examinons maintenant la silualion respective des belligérants. Voici comment s'exprime sur ce sujet l'officier supérieur de l'armée de Versailles dans sa Gqerre des Co111m1111wx que nous avons déjà ph,sieu,·s fois citée : « Tandis que nôs troupes se concentraient, que le génie poursuivait ses travaux, noire artillerie n'était pas lant s'en faut restée inactive. ~letlanl habilement à profil les tristes el singuliers hasards de la guerre, elle avait disposé ses moyens d'atlaquè derrière la plupart des épaulements dernièrement construits par les Prussiens el plus de 150 bouches à feu allaient concourir de ce côté {côté sud) à l'attaque des défenses de l'insurrection parisienne ... Au moment oü loul cc matériel (positions comprises entre le Moulin de Pierre, la Terrasse de Meudon, le Pont de Sèvres el la Terrasse de Saint-Cloud) se mettait en mouvement, on allait commencer à Monlreloul une balle1:ie de 70 pièces de gros calibre el l'on formait le rrojel d'établir dans le parc d'lssy une batterie de 20 pièces de 24. • Dès l'ouverture du feu, le 25 avril, nos balleries endommagèrent notablement Je fort d'Issy el 1e réduisirent momentanément au silence .. , Le lendemain, 26, le fort se vil lilléralemenl écrasé par nos projectiles. Malgré tout, nos adversaires faisaient rage. Montrouge el Vanves soutenaient vigoureusement Issy. Le Point-du-Jour ne èessail de nous inquiéter. Le bastion f\5, la courtine 65-66, le bastion 68 el la batterie de !'Octroi disputaient au Trocadéro l'honneur de loucher le Monl-Valérien. Les pièces Je !'Octroi conlrebatlaienl en meme temps Meudon el la Lanterne de Demosthène. Quatre locomotives blindées, en panne sur le viaduc, tiraient sans relâche sur noire batterie de Breteuil. Enfin la canonnière Forcy, nanquée de quatre autres canonnières el d'une batterie llotlanle, attaquait simullanémcnl Sèvres, Breteuil el Brimbo-
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