HISTOIRE SOCL\LISTE nuc;.,j ;\pn•:-- Pl menrlril'rrs. Au'\'. :\loulincau,, la r<'doulc élail prise et r<'prise; le drapNrn rouir<' y llolllil un jour ~ur dru, .. \u forl c1·1~s)·. la ~arnison r<•pou~o,nil('n une '-('maine trois :1llaq11es no<.·lurncs dan,;; lcsq11rllcs 1'1•nncmi i·protl\ail de lourde~ 1><-rles.!Jans \'ames, ,!ans lss~. sur 1,·s cùlraux de Hagn<•ux.alt'rl<'Sincei.;"innles l'l <'on,tanlcs rsrarmourhrs. Si la Commune a, ail dispos,' à ee moment des forc<'S qui s'étaient levées pour ,,11,, au ,li·bul ou si une ft•rme ri all~nlin' direction :wa,t su revi,ifirr ces forers el les utiliser, nul doute que la partie pou,·ail ,'Ire rétablie à l'a,antagc dC'la Hl',·olution. ~lais le désordre, la c·onfusion allaient au conlrairl' croi;;:c:anl. lleu, chost'S essentielles continuaient 11 pèchrr: d"une pari, lt• commandement supt•,·i<'ur, Ir pouvoir dr coordination C"l d'impulsion gén('.>rolf' aussi nhsenl, au•,i nul a,ec Ch,s,•rel qu·a,ec Bcrgerrl ou qu·avcc Eudes: ,t·aulre part. les cadres demeurés dans 1,•s compagnies, dans les bataillon, au-tl,••sous de leurs tàches. indisciplinés ri incapahlcs. Les ofr.ciers se rendaient au feu •1uand il 1,,ur plai•ail el comme il leur plaisait; à lt•ur fantaisie ils quittaient la position qui leur avait été confiée. li suffisait ainsi d"<rn mauvais rnpitaine. inintelligent ou indi!(ne, pour paral.vser la bonne ,olonlé de cent combattants dt'l'idés cl di·,·oués . .\u fond. dans chaque lé!(ion marchaient les hataillons 'lui voulaient et dans cha,,ue halaillou les compagui,•squi ,oulaienl. li en résulta <1uecï·lait toujours les n1t'mcs unil<1s qui se ballaient, les nwilleurrs. Celles-ci restaient aux avanlposlt-~ une ri deux ~emaincs, rentraient exltjnuées <-l n'an1ient mc'mc pas licencr de se refaire en goûtant dans leurs fo)rrs quelques jours de repos. « Les expéditions, a écrit Bcnoll ~talon (l) qui fréquemment pour son compte accompagna aux tranchées sa légion du xrn• arrondissement, Haient sanglantes el sou veut les phalanges prolétai, es re,·enaicnl Mrinv 1es. ()ne de fois, on les a , us défiler devant lï lùtcl-<lc-\ïllc !Noirs de poudre. leurs drapeaux déchirés par la mitra,lle, quelquefois rn lambeaux, les rar,gs ,'rlairci•, mais le cœui- haut, ils criaient dans le bruit des tambours ballant la marche:" \ïve ln République nni,erselle: Vive le Travail! Vive la Commune! • Ordinairement un mt'mhre de la Commune les haranguait et leur donnait un drapeau neuf en drap roug" frangé d"or. lis recevaient a,·ec <les transports d'enthousiasme ce notl\cl élentlard de l,ataille: le bataillon le saluait, le déplo)·a1l el reparlait tambours cl musique en tête, toujours en chantant la .lfarseillais,, le Chant du /)ép,,rl ou .1/ourir pow· ln pa/ri, •· Reparlait oil·? Au front, vers d'autres engagements, ,·ers dr nouvelles fa ligues el de nouveaux périls. l' ne sorte de sélection s·exerça:l ainsi, méca• nique, •1ui ronsliluail peu à peu à la Commune une garde d'élite. une phalange héroique, pour emprunter l'expression de llcnoll Malon, mais ,renectifs perpéluellemenl réduits. Ccllr élite ne pouvait en effet réparer les bri'ches que
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