IIISTOIR8 SOCf..\LIST!;; lui roussaienl llclcsclu,e et Félix Pyat et dont il se plaint si amfrcmenl dans ses Jlémoires. r.·est Il Tridon que Cluseret, ,ucci•danl à Eude, au soir du ·! awil, avait d,l sa nomination. Tridon a,ail rcrnonlré h la Con11nii:..;:.jo11 e,l\ruliH•. qui s'était laissfe con,·aincrt•, <JUÏIest à la guerre un cùl(, terhni<Jll(' qui ne s1mpro,·1•e pas <'l <JUPpou,· un ministi·re spéeial il faut un spécialiste. Or. Cluseret, cro~ ait-il. possédait les aptitudes de l"rmploi. Lïntfrcs,é le cro~ a,l a11-s1. el beaucoup plus fortement, étant d<·ces hommes qui onl d"cu,-m,'mcs, dl' leurs capacili•s . .te leur• talent,. !"opinion la plus avantai;euse. :-:.a,·ic ju.:..<ru'alorsavait éit\ <lrs plus rnou,C'rncntl•rs. LiPulcnanl en 1:-<1~ au 5:,• d,• ligne. il gagnait la croix sur les barricades de juin en combattant contre les OU\'riers insurgés. Hesté soldat apri•s le coup dï,tat de déccml,re, il obtenait, en C1·imée, ses galons d(' rapilaine, mais, pour des motifs mal connus, donnait à '111elque temps de là sa démission. ~on l111meurerrante l'entrainait peu Hprès nux Elal~-l"ni"', oll i! pren:tit part O la guerre <lr Sécei..;c::;ion. t;ou.;:. le drapf'au nJ·publ1t·ain du ~onl. La 1·tunpa~ne lermin~e. il se rclirnil a\t~c le grade <le !{t'•nl•raldf' brigade ('l la qunlit(· de cîlo\'en am(·rirain. Hevrnu en Fran~e sur ces ,•ntrefa,tes, il s·al'filiait à l"l11lNnationale. s• m,'ia,t au m,,u,·emenl d"oprosition à !"Empire et n'éd1appa1t aux poursuites des tribunaux <1u·en eM·ipanl dr sa naluralisntion nmt'riraine. Faule de mieux. la police re,rulsait. La H~publique proclamée le ramenait uue fo,s Pncore. el on le vit alors. di·s ç;eplemhre. c-ourir t.l.t:' Paris à Lyon. de LJon à Pnri..:. pour n~,·,·nir à L)On cl cl,• là se r,ndre à )larseille, offrant tour it tour el intlist11wtemc11tau g-ou,·crnrm<'nlrt'•g-ulicrf'lnu )lidi en t-.lJllllilion son sahre et -.on !:{énir, à la '-f'ule condition c1uïl lu1 fut con ....enti lt.~commanJemC"nl Stt(h•rieur d'unr arm,•e. '\ 1 le )luli Uouillonnanl, ni la,, Déft'nse ~alionalc » _ne~c laissnirnt du rr~le lt>nler.. el ct>lle dPrniCrc-trc)u\·ait rnt!nw que le plus e,pédienl Nait d°t''tpul.... er le !(t.'-iwur. ,\114i )Jars, prolitanl de l"amnislie g,•néral,·, Clus,•rel éta,t rentré en France el, après un court séjour à Bordeaux, s'était porté il Pari,, toujours ,,u,'lanl son gt•nl~ralat. Tous ..:t•'i \'<eux, lt• 2 .\\'l•il, dr,·a1ent .... ~ lrou,l'r comblfls. ('.plie arrnét\poursui,•ip sous lot1ll's le.:: latitudes el à lra\"c-rs les dC'uxhemi-:.phl•rf'c::, celtl" armt•«• donl il :wail rè,•t· dt• conduire. en ::-;lraté~r hors d~ pair, les hataillons à la. victoire, il la tc11aitenfin : "!00.000 homnws. pl11,1eurs milliers de bouches a feu: le lo11t retranché derrière d,·s remparts <JUC les Pru,-,ens r:a"aicnt pu forr, r <JUC pur le plus slrid !,locus cl par la fom111e.Comment son génie mihtoire se ma111restcrait-il ·? Qu<'I plan sau,eur conct'\•rait-,1. apphque-- rail-il'? (Jue fera,l-il ·? C'.-La,l !"heure d\'tre g,·and gén,'ral et wand homme. Ab crrlt•s! le~ difficulttts élai(•nl c~ln\mcs ! Les troupes qui ,·enaÎt'nlt.féchoir ~ !"ancien fus1llc11rdes insurgés de Juin n"étaicnl pas tics troupes ordinaires. C'étaient des gardes nalionau,, des pi·res de famille tri•s capables d"un bel élan, mais peu faits pour une longue campagne supposant l"encasernement préalable, la vie d~ camp, la soumission aux exigences d'une discipline rig,tle.
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