J. Jaurès - La guerre franco-allemande ; L. Dubreuilh - La Commune

JIISTOJllE SOCJ.\LISTls i:-i'"<' dr Haoul Hig-ault el d<' ses jrunC's<·ompaH1,ons;pour lrs finances, à la ~olli(·itudr roulinit\re dt""'..... ,_Jay <'l dC'.Jourclr, lton1H~lC'S g-cns 8$.surl'menl, ralculnt1~11rs <'l romptal,IC"s ém(•ritrs, mais 1 rop t'-pri~. il s('mbl~, de lé-g-alité. trop ti1nîd1·~ ,~t trop n~sprcturux dcn111llf's fortcrc:-~scs du llaul Capital. Ou moins, ,•lie an,il ,·oulu •'Ire, elle a,ail ~l<' dans la rnes111·cdu possible, dans les limites drs forces nen·ruses <les membres qui la formaiC'nl, l'organe nécessaire de coordinalion cl d'impulsion centrale. En la laissant suspecter el conleslcr. en s·as•orianl à ,·es suspicions cl à ces conleslalions. c'esl l'unilé de direclion, plus indi•pcnsablc que jamais poÙrlanl apri•s l'éthl'<' de ln sorlic, que la Commune alleignail en elle rl rncllail /J n~anL Le po•!''Oir de direction allail tomber en quenouille el ce serai! le commencement de la fin,. Ce pou,·oir, rc n'rsl pa.:;rn cllel la Commune qui s'en saisira cl l'exercera. Pour eela. ,•lie est trop occupée à prendre allure el ligure de parlement bal'ard, soni:eanl à donner· publicité à ses séances, s'allardanl ialcrminablemenl à Mùallre des projets de lois cl de décrets <Juiauraient di\ ,1lre élabo,·és par des Comrnissions Rpl'('iales c-l n·c· ,<'11irdevant elle <pic pour ,·ote el sanction, amu•i•e du propre speclaclc qu'elle se donne, inconsciente à un degré qui dt'<'oncerte du caractère instable C"lprécaire de son règne. Lïncessanle canonna<l'equi tonne èéjà à l'horizon, malgré son éloquence brutale, ne ré,·èle pas aux élus ùe l'llùlel de \ïlle le mol de la situation, cependant bien clair, que la Commune n'est qu'une barricade el que derrière une barricade le seul de,·oir des dirigeants responsables esl d'y grouper les défenseurs, de les y pourl'oir d'armes cl <lemuni lions clùc les y protéger contre les entreprises que l'ennemi rw manquera pas d'ourdir dans leurs rangs. La réalité terrible que la Commission exéculi,·c avait pcr~ue el comprise el dont clic aYait essayé de conjurN les périls, la Commune l'enlrcv,•rra /J peine, par éclairs; el lorsque, vers le terme, elle se décidern à réagir il sera trop lard cl, à cc moment encore, ses efTorls mal dirrgi•s porteront à faux cl précipiteront le fatal dénouement. La situation ne peul donc plus s'améliorer. Elle n'ira qu'empir·anl. Le conlrùle de la Guerre comme le conlrùlc de la Sùrclé générale ,·ont échapper dêfinilin•menl à la Commi!,::sion exécutive, ai!lsi du reste qu·à la Commune. Guerre, Police, Finanres, les départements les 11lus importants qui auraient dû •'lrc rons~quemmenl placés sous une sur\'eillance immédiate cl constante, relever d'un commun elsonvcrain pouvoir qui slimul:H leurs acti,·ités diverses el en assur:H le fonctionnement concordant, vont devenir autant de services autonomes, indépendants, étrangers les uns aux aulrrs cl sur qui l'llùtel de \-ille cessera absolument ,ra,oir barre el autorité. Si, délégués il la Police, délégués à la Guerre ne s'insurgent pas purement el simplement contre la Commune, ce sera loul juste cl parce <1uecelle-ci n'aura pas la virilité requise pour réclamer sérieusement des cornples, réprimer les écarts, exiger le respect el l'application de ses décisions el aussi parce que ces délégués manqueront eux-mt'mes de lcmp~ramenl et d'audace.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==