IIISTOJnE SOCIALISTE Club légitimiste, apJ!uy,·nl de leur fusillade cc mouvement offensif. La bataille esl engagée cl l'issue n'en csl pas douteuse. Les fédérés n'onl plus d'autre choix que se rendre ou vendre chèrement leur vie. c·csl cc dernier pari i qu'ils adoplenl. La préfecture linl dix heures conlo·c l'assaut combiné de toutes les forces <le l'ordre, soutenue par le feu d'une balleric de six obusiers placée sur la colline de :\olrc-Oame-dc-la-Ga,·de cl par la canonnade ince_ssanlc du fort Sainl- 'iicolas. ·wo projectiles furent ainsi lancés sur la préfecture. A 81,eurns du soi,· enfin les rnarins de la Couronne C'l<lu .llagnanime osèrent aborder le monument alHrn<lonnépar ses derniers défenseurs. Ils y lroun'rcnl, en plus des cadavres des comballanls, les otages de Landcck sains cl saufs. Ce dernier avait décampé, pris le train pour Paris, laissant les )Jarseillais, Crémieux notamment, pa~·cr la casse. La répression ful implacable. A la lampisterie de la gare. dans les casernes, dans les forts, dans les prisons on fusilla sans aulre forme de proci·s les vaincus saisis sur place. Le lendemain cl le surlendemain. un millier de citoyens élaienl arrèlès, conduits au Chùlcau d'if el au forl Sainl- :\icolas. Parmi eux, Gaston Cr<'mieux. auqud ses juges désireux d'un procès srnsalionnel, qui soulign.H leur Yicloirc, drn,ienl faire attendre quelques mois la mort. Le 3, Espi,·enl opérait son cnlrée triomphale dans la ville conquise cl allait rendre gr:\ce solennellement au Dieu des armées aux cris <le: " \'i\'e Jésu.:: ! \ïve le Sacré-Cœur ! » Cc galonné de sacristie, qui s'étail monlré si ,·ouard de,·anl le Prussien, élail complet. Cc même jour, ~ aHil, voyait aussi la défaite du prolétariat de Limoges qui. le 1. avait tenu la ,·ille, empèché lo !JI• de ligne, mandé pat· Thiers, de se rendre à Versailles pour y renforcer l'armée de l'ordre el mis en dér~ulc un ou deux escadrons de cuirassiers dont le colonel Billet lombail sous leurs coups morlcllemcnl alleiul. \ïcloirc sans lendemain, comme pa,'loul ailleurs. llans la :'-ièHc, dans le Cher, les agilalions provoquées dans les milieux paysans, o,·, les noms de Gambon el de Félix Pyal élaicnl familiers el populuires, u·avaienl pas meilleure fortune. Ainsi, au Gavril, loul élail fini. Le soulèvement prorincial en fa\'eur de la Commune do Paris avail échoué sur loule la ligne. Pour l'enrayer, le dissoudre, 'luelques jours avaient suffi el quelques régiments. Pourquoi'? Pour les raisons générales exposées au début de ce chapitre el qui se résument en ceci: q~c l'é,·olulion politique accélérée qui s'élail produite à Pa,·is, sous l'Empire, , cl l'avait entrainé jusqu'au seuil du socialisme, ne s'était pas produite telle en province cl que les deux milieux, par suite, ne correspondant pas à ce moment de l'histoire, ne pouvaient donc pas ,·ibrer à l'unisson. Pour des raisons parliculièrcs que nous avons également notées ensuite au cours du récit, les retrouvant les mèmes à Lyon el à Saint-Etienne, à Toulouse, à :\arbonne el à ~larscille: l'absence de plan, d'organisation. de direction, l'incertitude sur le bul el sur les moyens, la pénurie el l'insuffisance des meneurs, des chefs qui ne savent pas profiler de la victoire première, l'incurie el le 0ollemeot des
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==