HJSTOIR8 SOCIA LIST!:: à parler plus haut el plus ferme. J>ar une proclamation insérée à !'Officiel du '!3, il dénon~ail déjà l'altitude des maires el d<'pulés mettant tout en œune pour entraver les éleclions; il montrait la réaction soulevée par eux cl déclarant la guerre, el affirmait qu·acceplanl la lutte, il briserait Ioules les résistances. Les élections, quoi qu'il arrivât. s'actompliraienl le dimanche 2'i. Puis. faisant front du côté <leYersailles, en une autre proclamation, la plus remarquable quïl eût jusqu'alors signée, il précisait les allribulions el pouvoirs de la nouvelle Assemblée municipale. li revendiquait« le droit de la cité aussi imprescriptible que celui de la nation "· « La Cité, <lisait-il, doit aYoir, comme la nation, son Assemblée qui s'appelle indistinctement : Assemblée municipale ou communale ou Commune». Sentant le dani;er de la campagne menée par Thiers à ce sujet, il insistait de nouveau el plus fortement sur les rapports respectifs de Paris el de la province. « Paris, déclarait-il, ne veut pas régner, mais il veut être libre: il n'ambitionne pas d'autre dictature que celle de l'exemple; il ne prétend ni imposer ni abdiquer sa volonté: il ne se soucie pas plus de lancer des décrets que de subir des plébisciles; il démontre le mouvement en marchant lui-marne el il prépare la liberté des autres en fondant la sienne. Il ne pousse personne violemment dans les voies de la République; il se contenle d'y entrer le premier ». Aux mols, aux protestations dans la journée du 22, succédaient les actes, les précautions défensives, les mesures offensives. Les bataillons fédérés, à l'exception des mairies des I" et Il•, occupaient ou réoccupaient les maisons communes de Lous les arrondissements. Cn bataillon de Belleville, notamment, reprenait sur le Versaillais Vautrain la mairie du IV•. Les maires et adjoints des li!•, X•, XI!• et XVI II• élaient remplacés d'office par des délégués du Comité central. Le Comité fortifiait de barricades la place \'endôme, doublait les bataillons de !'Hôtel de Ville, envoyait de fortes patrouilles jusqu'aux postes des rues Vivienne el Drouot pour y contenir le chemisier Quevauvilliers el ses boursiers; prenait position, par les fédérés amis du quartier de la gare des Batignolles, coupant ainsi les communications que de la gare Saint-Lazare, en leur possession, les gardes nationaux de l'ordre el l'amiral Saisset pouvaient entretenir avec Ve,·sailles. Jourde el \'arlin, lanternés la veille par le sousgouv~rneur de Plœuc, remplaçant le gouverneur Houland qui, lui aussi, avait évacué, revenaient trouver à la lèle de deux bataillons, après lui avoir en,·oyé une sommation de bonne encre, le marquis récalcitrant et lui enlevaient un second million pour la solde de la garde nationale. Thiers el Picard ayant ouvert les prisons de province et l,\ché sur Paris de nombreux repris de justice, le Comité dénonçait l'acte infâme el affiçhait que tout individu pris en flagrant délit de vol serait fusillé. Enfin, en réponse aux vaticinations alarmantes de Jules Favre, annonçant du haut de la tribune de l'Assemblée nationale l'inlcnenlion prussienne contre Paris, le Comité portail à la connaissance du 'public la communication sui-
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