IIISTOllll•: srn:J.\1,[SH: 28.1 Le témoignage esl significatif. En fait, c'élait bien la minule psychologiGue·, celle qui ne se retrouve plus. Quelques hommes. des avisés, des énergiques, de ceux qui arnient lenlé aulrefois de supprimer l"empire par la force el de jeter par les fenèlres, au temps de la • Défense l\" alionale », les capitulards de l'liôtel de \ïlle, envisagèrent l'urgence de celle marche ollensive. Eudes, Ouva 1 en donnèrenl le conseil lrès ferme. Duval vinl dire au Comilc central où l'on (·pilogua1lsur des lexies d"affiche: « La plupart des membres du gouvernement sonl encore à Paris (1): la résistance s'organise dans les l" el Il arrondissements; les soldais parlent pour \"ersailles. li faut prendre des mesures rapides, s·emparer des ministres, disperser les bataillons hostiles, empècher l'ennemi de sortir. » ~lais Eudes el Duval, qui ne commandaient pas encore en chef, ne furent pas écoulés; on ne devail les sui ne dans la sortie quïl$ réclamaient que plus lard, trop lard, au 3 avril. Pour le moment. la garde nationale el le Comité central avaienl remis le commandement suprèmc à une fa~on d"alcooliquc, un ex-officier de marine donl lï1isloirn ne sail guère s'il ful plus fou <1uelratlre ou inversement: Charles Lullier. Cel homme, en --18 heures, entassa loul ce qui se peul d'erreurs grossicres, de fautes irréparables. Il laisse ouvertes les portes de Paris, permet au llol des soldats de s'écouler jusqu'au dernier. li délivre les régiments el les ofliciers que les fédérés onl réussi à couper de leur retraite, comme au Luxembourg, où il se rend en personne pour élargir le colonel Périer du '.!l•qui, ralliant ses hommes, s·empresse à ~on tour de gagner Versailles. t'.!) I::nfin, enVO) é sur sa demande comme pa,fomenlaire au ~!ont-Valérien, au lieu d"en déloger le commandant ,·ersaillais qui tremblait de peur. entouré de 80 hommes seulement el donl il n"élail pas sùr, il lraile a,'ec le quidam qui lui promit sur lïlonncur d'obsen cr une allilude neulre. Le lendemain, le dil commandanl élail relevé de ses fonctions par Thiers el un solide régiment de ligne venait occuper le forl. Lullier aboutissait à remettre aux mains de l"ennemi la place qui commande la roule de Paris à Versailles el dont la possession assurait par avance, à l'un ou à l'autre des belligérants, une quasi-certitude de succès dans les premiers engagements. Mais le choix si fàcheux de Lullier n'tilail en somme qu'un indice. le signe révélateur d'une situation. 0-un mouvement esscnliellemenl spontané, réllexe, lei que celui du 18 mars, il ne ;,ou,•nil sortir, au début du moins, que lïncohéreoee, l'absence de direclioo, une dépense plus ou moins mine de passion el d"ardeur. ,\insi se juslifiail l'opinion des hommes qui, après les éleclions du t! février, pensaient que la bataille restait à livrer d~ns Paris cl qu ·au lieu, par ua exode imprudent à Bordeaux, de laisser se dissocier el se fondre le Comité œnlral des vingt arrondissements, il convenait plus que jamais au contraire \li lluval..,. lr0Ulpa1t. en cc point. Les mini ..t.re-. L>ufaure, Le 1"1,i, Pothu;m, Siwon. f('rr~· d~icul parti,- d"u"'la. nuil clu 18 au t9; t-(Hrc el Picard, I<'m~lin <lu l!I, il ki prr11lit·r1· lwurc. 1~) l..ir~ 1,-rt'-dl d" (.·('tt,• set-ne dan~ Je,. ,1/dmrJÙ't'Sd'u11 Comuum,,rd, dt' J,,:rni\llrmnn(', qui fut un ._ prtD('ipus aut,UN df' <'(11~ """"nt:.
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