'i6 JIISTùlRE SOCIALISTE O,, ..,j c.·e ~011t surloul ùcs F1-an,;ai~ qui se sont faits le""> nou\'caux p1·opa g-ateu,., d(' la foi. si et• sont eu, qui donnent au catholicisme ses apôtres cl S('S flu.111cP!',, la Fran("(' lout C'nlii•r(' C'I le go1n·e1 ncm<'nl, (]llÎ la rrp1-èscnte, pe11,Ml-ils rester indifférc111, :' La pl'OpaC'ation de la foi ne doit-clic pas sc <'onfondrr a,r(· rrxpansion francaisc '. 1 \'esl~er point là la ,ni~sion tra<litionncllc d,, la Frarwe, de la Fra11,·,•de Saint-Louis et de Louis :\IY, de la fille ainér d<• l"E~li-;r :' Crsla /)ei pt•r 1:ra11ros, • l.'ac·tion dt" Di<.'11 par l'inl(•rmédi;1Îrl' cfps Fr.trwais "· la , icill,• d('\"ÎSC doit rrde\'cnir unt· ,Crih:. Dt•s: tfV.l, 1.aronlairc rapp(•llc à la l"rnnc-c ~a Po<·ntwn. ~I. l'.rnilc Bourgeois, <111i, dans :--on 1/nnuel d,· polttù1ut.• t•.t/t'rù•111·<•, a fortrllH'llt marqut: l'irnporta11<'(' dt• tout ('<' mouH'mr11t, a réuni sur cc poi11t u11 g-r.111d nombrf' tif' tr,tf•!-, qui ,w lai ... !',f'lll aueu11 doutr !,lll' h-s dcsseir1, rl lt•s ('011rPptio11 ... du parti (•,1tholiqu1• a c·clt4' 1•pcu1111·.• Cr;ic.-cs ~oi<•nl l'<'nc.lues. di~ail pa,· rxrmplP le· ('orre.,;pondanl, organt• qui d<'pt1is 18',3 menait campa~11r 1•11 foH'tll' d" l'<',p:11u,ion c.'atholiqur par l,1 Fran,•f', gr.i.<•rs soient r<'ndu('S au g'Oll\t'nwrnrnt d'avoir· t·ompris que la religion ('SI ~,•ul,• en m<'sur<' d'a~ranùi, Ir.., J:mpirrs. (Ju'impot'IC, a ('t\tt'· <lt• <"ria, au, intért•ts catholique..; dans Ir mondt•, ,Ill'< inll•n~l'- d,• la nationalitt• (1,tnt•ai ..... inst.•parahlr (!p!-, prrmi(•r:-,, <p11·la !'!l'~..,ion .1!'ts111t• lt>tl'Îomplw de tC'I ou tel hom,uc politi<pH\ :• (Juc l,1 Frant•t•, ,lisait t'IH'OI'(' la mt'·mt• rr, ur, C'hc-r<'h<'loujour-, la gloire de l>it•u. t'I ,·lie tro11\t'ra JH1r ~urcroil la ...it'nnc . :\lontalrmhrrt, \1. de Falloux, dt• 18.-)0 ù 18:iü, t•t'·lt:Juait•nt <'011stamnir11t le g-ra11<l 111011,emenl de c1·oh,adc <1ui,·ntr.iinait 1.-, Frarl<'ai,. <'l \1. dt• Falloux ,antait , cc grand lihfralisme dnt··ti<•11 donl 1.-~Fr,'\uc·ais l•tai(•nl l<'s propagat{'ur::; da111'ile mond<' ", et qui t~\Pillait J)artout dP ..,j nohJ,..., C'spèra11('{'S. l.a qu,•stiou d(•s l.it"tn Saints, soulr,t..•e dt•s mai 18.-,o par lt• pri11c.~r-1nèsid1~n1 pour plairr au, c•;1Lholiqut•s dt• l'assrn1hléc h;g-islati,r, était pQ111 ,·,•,n-la une o,·1·a,ion e~1·cllent,• de dnelopper h•ur politiq111·. • Il rw faut pas, disait J'un d't•tn, la foin• dcscencJn~ aux infime~ p1·oporlio11~ d'111u•querelle !oral,•. Elle intén·ssc la foi de la Franre l'l ses rroyanrc,. Elle lui ,,,,,_ 1wllr les plus glol'icuscs traditions de son histoire. Sa pr1>-pfrité, ,a poliliq11c ri k raug-qu't•llr tirntdans le moncJ<' lui font un(• loi d<' la 1·éso11drc •· .\insi raison11ait le 11ationalii,mc rlérieal il n'y a point de mot plus ,•,acl pour· raract<'riscr ,·clic politique. Celait l'idée nationaliste de la grautlcur fran ..aisc, de la gloire nationale, se manifestant dans le monde par lïntcncntion <"ou:,tante <le nos: armes et par une cxr)ansion incessante, ,·'était la tradition populaire de toute la p1·cmii•rc moitié dti siède, mais mise, C( lle fois, au ,en icc des ambitions catholiques. I.e pouroir nouvea11 qrrc le Coup d'Hut el les plébi,citcs a,•aicnt donné à Louis-Napoléon, cl d'autre part la nécessité de son alliance a,·ec les catholiques devaient surexciter toutes les espérances de ces derniers. Comm~nl rrn prince, qui avait donné tant de gages à l'l~glise, aurait-il pu en effet ae refuser à soutenir la nou,·elle croisade? ,
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