IIISTOIRE SOCIALISTE H'i lC'rH('ntou,rrlcs par I<" g-011,·crnrn1ent. l·:nfin l'Empcreu1· lui•rnttnH' 1 par cfei, dons p('rsonncls) m;1nifcstait sa munifict·nc·(•. Braucoup dïnslitutions de bicnfaigaucc cl de cha1·itP furent aidées 011 ~ou tenues par le iou, C"rnrmcnt. Des dt'crcls les placèrent sous le palronag'C' d'-" l'lmperatrirr : c<'lui du :l fén·icr 18.33 lui confia la pn~sidcncc <.h~g sotii'·lt:s <lC' cha,·ité matc1·nrlle; un aull'e plac·a sous son patronage les n<"uf t'·tablis::.i·111(•ntsdr l,icnfaisance gél'és pa1· l'Etat. Deux hospices de conYalrsc·ents fu1·cnt 1,,His au \ ésinct et ù \ïnrennes. En 18::.G,fut créé, au, frais de la \ illc de Paris, l"Oqihr_linat du Prince lmpt:rial: c'était le cadeau, que :-.ur le dê~ir de l'lmpt'·ratriee. elle faisait au prince qui venait tic naitre. Lï·:mpereur soutenait de ses cn<'ouragemcnts et au lwsoin mèrne de son argent les industl'iels qui l'lcnlienl des hahitalions ou,Tii·1·c~, fondaient autour de leurs usines de:,; institutions de patronage, des caiss('s de retraites ou de secours, des salles d'asile, des Cconomats. Le JO juin J8:;a, aYait été fonde par Jean Dollfos la ,, Société mulhou~icnnc des rit<:s o,nTières • qui, en trrizc ans, fit b,\tir plus de ü00 maisons. ~lais les initiatÎY('S de la classe 011,-rièrc rassuraient moins. 1.c-s rapports des procureu1·s el des préfets andcnt appris ~1 l'ancien prt·sitlcnt rom ment les sociétés de secours mutuels pou,·aient servir de centre de groupement i, des 1·épuhlicains, i1 <les ennemis du pouvoir, comrncnt des groupements de défense oun·ière se laissaient entrainer;, la nolitique. Au lcnd('main du Coup d'ttat, toutes les sociétés ou,-rièrcs aYaient été traquées: ù Lyon, le général de Castellane n'en a'"ail pas 1aiss~ subsister un<'. Les coopérati,·es. de consom• mat ion, la(/ Société des ~lünag-cs >-,, i1 Paris, r « Association de lïlumanité ►>, i1 Lille, la ti Société des Tra,·aillcurs unis"' i, Lyon, I' « .\ssociation fraternelle des Tra,·aillcurs unis,,, ü Yoiron, et combien d'autres~ fu1·cnl contraintes de liquider et de vendre leur matériel. Les assocjations de production furc1\t aussi dispersées. Taxile 043lord estime que sur 20!) sociélës Pxistant alors en France, l;j seulement survécurent. Les sociétt..~S de scct)urs mutuel'S cllesmèmcs n'ayaient pas été toujoul's épargnée~. Jlais le gouvernement sentait bie11quïl était difficile d'em1 ,<'chcr complètement rexcrcicc de l'association en vue du secours mutuel; et il pressentait tout le bénéfice que sa politique sociale pourrait retirer de la mutualité, s'il S3\":l.Îl rorganiscr. Les sociétés suspectes ,·cnaient à peine d'être supprimées que le décret dn 22 jander 18:;2, toujonrs le décret de spoliation de la famille d'Orléans, pr<'"oyail sur les biens de rel le famille une dotation de di, millions pour les sociétés de scconrs mutuels. Jlais le décret-loi du 26 mars /hait, quefqucs semaines plus tard, à quelles conditions la plupart des sociétés forai'cnt bien de se soumettre, si elles ,·oulaient a\'oir la vie assul'éc. Le décret prescrivait, en effet, la création, par les soins du maire et du ('Ul'é, tl"une société de secours mutuels dans toute commune oll l'utilité en a~rait été reconnue. Et il créait, ,, cet effet, ù coté des sociétés libres et des
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==