Albert Thomas - Le Second empire : 1852-1870

IIISTOIRE SOCI.\LISTE :l'> Les arrangements pris jusqu'alors avec les différcnlcs Compagnies donnant nai:-sancr i1 des clillicullés de toutes so,·tcs:lc gouvernement établit un s~·sti•mc u11iformr, prrn1c1ta11t de donnl"1· une gnra11tir d'intérêts aux Compag-nics dont Ir <·rédil t'•tait incertain. t:(:tat gal'antit un inté1·t:l 111inim11m dr '• 0,0 pC'11dant la moitit! dP la dul'éc de la concession. 3" l.ï·:1at ch(•1-eha ù dimin11r1· les ri-ais de conslructio11 C'l d'exploitation. par la rl'i·ation de résr:un, qui. en nH.~rnctemps, compcnscraicnl les déficits des nrnu,·aiscs lignes :lYCc l<'s béndi<'rs de lignes plus pl'oduetixcs. Dans cr but, il fallait fol'mr,· de grandes Comp;1gnics, capables de dén~loppc1· métho diqucmcnt le trafic inté1·ict11· des chemins de fc-r cl d'cnlrCI' en relations a,-c e les Compag-nics (~t,·ang-<.,rcs. Tels furent les principes de la politique irnpt'riale en matière de chemins de fer. Ils po,'tércnl rapidement lrurs fruits. Par une série de coneessions cl de fu:.ions, 1cs grandes Co,npagnics SC' co11stituère-nt. Celles du ·Xorcl, d'Orléans. de .Pal'is-Lyon rt de 1..yon•;\l(·ditcrrarH~e, existaient en J8;')2; en Hr>:1, furent eréés le .\lidi C'l 1r Crand Central cc dC'rnirr dispan1t en J8:ï'ï); ('Il 1s;;1,, la Compagnie de l'Est; en l8::i~, celle de l'Ouest. En lK,8, il la suite de la .fusion d11° Pal'is-1.yon cl du l.yo11-~ll·di1er1·a11t~c, Jcs six grands réseaux actuels élaiC'nl constitués .. \ la ri11 de 18.)8, l'ensemble du l'l·scau ferré frautais était de m. Wï kilomètres. l·:t telle était la ,·onfiance des entrepreneurs qu•cn 18:;ï, r1::tat aYait pu ('Onct'dcr 1;,8G l,ilomètrcs sans promett1·c ni subYcnlio11, ni ga1·antic d'intérl'l. :'\lais la légêl'c crise de 18.~>Ï cl les cmbar!'as des conccs-· sionnaircs firent que la garantie dïntér·c~l de /1 0 O. déjà assurée ù beaucoup. dc,·int la rl·gle génél'alc. Sans in110,·cr \raimcnt en politique de chemins <le fer, tout en mainl<'- nant le principe de la loi de J8',2. la ,·ollaboralion de rf.:tat et des capitau~ prirCs, le- gouvcrnemc11t, par la conriancc quïl donnait aux capilaux. complétait méthodiquement lt.• n•seau de nos \"oies frrréc-s. Sans doute alors, {.:LIÎd<~ pa1· une idée faussr, il nt"glig·cait au profit dr-; chcmi11s de fc1· la na,ig-ation fluYialc cl s'oeeupail nloins des roules. ?\lais il régularisait cl pcdcctionnail le scrYit·c de la poste et l'emploi du tt:légraphc: en J8:->:-,, ~lendc <..~tait pour,ï1 du télégr·aphc éketriquc, et c"était la srulr préfecture qui ne fùt pas c11,·01·e,·eliée il la capitale. PourYuc de capitaux, ai<lér par la focilité nouYrlle <les moyens de comm11nicalio11, lïn<lustrie nllait pou,·oir se dCYcloppcr. Le gouYerncmenl lui prodiguait SC'S faveurs. La loi sur les h1·cvets d'i1nc11tion étail amendée ,31 mai 1850) ; les contestations cnlt·c associt·s étairnl 1·co1iscs ü la juridiction consulaire lï juillet 18.-,(;J; la liquidai ion de la faillite était facilitée au moyen du concordat. Et de ·nèn:e, les formalités concernant la circulation des warrants furent simplifiées tlK,8. Enr.n le Second Empire rendit la liberté aux deux professions qui se trou,·aicnl cncol'c •assujetties à des règles étroites: la boulangerie et la boucherie. Le sou,•enir des anciennes disettes avait amené, on le sait, le gouvernement du Consulat à placer ces

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