IIISTOIRE SOCIALISTE de la monarchie de .luillel cl ;ous la Deuxième Hépubliquc, c'est ~lonlalcmhcrl, c'est ~I. de Falloux, qui ,·ont la mener. Ils ont assisté, eux, il l'enfanlemcnl du nouveau régime; ils y onl même fortement aidé. Ils croient pouvoir 1·èclamcr des gages . .\ ces hommes, les acqu,'ls de 1s:;o semblent insuffisanls. Pour l'i°,glisc, ils ,culent de nou\'ellcs concp1<'lcs. Du 2 Dé,·embrc ~,J à Janvic,· ~2, ils a\'ait.~nt espéré les obtPnir du princc•Jll'ésidcnl. C'était le temps oi1 ~lontalrn1hr1·t, comme il disait,, s'appelait l11i-111t\111ri1 l'Elysér », le tcmps 1 ol1 il drmandait que l'enseignement supérieur fut liv1·(· ù l'l::glisc. et que les al'IÎcle, or~aniqucs fusse-nt abolis. Sapoléon n·a,·ait pas ,·oulu capituler à ec point. Dans la mesure ol1 le r(·girnc le J)Cl'rnit, ~lo11lalemhc1'L tenta, par ~on oppo,ition au Corps lt~gislati( ou dans la prrssr, d'émou,·oir l'opiniou, l'opinion catholique au moins, pour ohtcnir de 11011,·cllcs Cl sl'ricuS<'S conccs~ sio11s aux int\·1·êts ca1holiql.1cs. :\lais,, les ho111111rsnoir~ s'étaient npJHi,·oisés u scion le mol de)(. <l<' Persigny; si lc-s plus intcllig-rnt~ des t··,·c~qucs,si Dupanloup, Guibert ~f'mhlairnt disposés it sui,r<' lc-s ronsc-ils de )lontal;mherl '"' de ~I. de Falloux, Ycuillot cl l'Empire sarnicnl les foire fléchir, en déchainant c-ont1·ceu", la mas~e des cu1•(·s. c·rsl ;1 peine si par ses lin·cs, par :;es renies, comme I<' Correspondant, rcltt• opposilion po11\ail se faire entendre du puhlic catholique éclair,'. Au Corps législalif, ~loutalcmbcrt s'usait en ,·ain: lorsqu'il fut hatlu en 18:,;, il sortit ~ans rrgrel dr ecllc « ca,c N. - L'Empirt'. C'n e(f('t, tant à l'intérieur qu'i, l'r,1éi-ic111·. donnait salisfaction ù la masse <'alholique d'alo,·s. Et l'alliam·,• semblai! solide cuire lui et celle masse. Par celle alliance, les monard1isles el les orléanistes avaienl perdu toute for,·e. Par elle, la haulc sociéll'. si11011 la ,·iC'illc arislocratic, se ralliait au nouvC'nu rég-imr. Et cllr ajoutait en,·ore. sïl <'lait 1)os,iblc, à la force du loyalisme paysan. Toul cela, cepcndanl. n'eùl pas suffi: la lranquillité nu11·:d,•que f,,s conser- ,·at"ur-. dr loul ordre pouvai<'nl ép1·ou, c1·à ,·oi1· l'n<·conl du prince forl cl de lï•:g-li,P, la joie <IPs démis i, rcccrnir l'l::mpcreur au pied des autels ou des Pal'C.lons, 1n,··mr la propagande des curt~s de campagne. tout cela ne constiLuail pas les ,··lc'•mcnlsd'une popularité Pnlhousiaste. C',•1ai1 par d'au Ires moyens que le Cou,·crncment comptait gagner cl rclcnir l'afTcction des di\'erses classes, de la hourgcoisie commer~anlc, des classrs ouvrières, des paysans. L'EmpirP a,·ait privc'· la France de ses liberll's : il se proposa de donner satisfaclion aux intc'·r,'ls matériels. Ce fut lit Loule une politique mt·Lhodiqucmenl poursuivie, et qu'il importe de décl'Îre. Celle politique. elle a\'ait son origine dans la politique suivie de 181,0 à 18',8 par le. minis1è1·e Guizot. Dans la m~rne absence de de parlementaire, le goll\ernement d'alo,·s avait proclamé que son programme était de-: bien faire les affaires du peuple "• do travailler à satisfaire • la grande Sociét,'
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