Albert Thomas - Le Second empire : 1852-1870

I 302 IIISTOll11•: so· 1.\1 ISTE • La guerre, s"ècriaient-ils dans )('11r nrn11ifostP, c·est le réveil des instincts snu,·ag-es cl des haines rrnliorrnlPs . • la guerre. c'est le moyen d,;/(mrné des lfOUVernt'ments pour étonner les; l,berlés publiques. « La guerrf', c'est l'anéantissem<'nl dP la richrsse générale, œuvrP de nos h1beurs quotidit"ns •· Ln ~ucrr(', une fois cnco;e, comme à l'Ppoque mt'·me de la ré,·olution / hourl!<'OÎ~C'. c·ommC' en 17!>2. allait briser l'effort d't'nrnncipalion ouvrièr~. t Eli(' allait ,.,;::.,r~anéantir. "e"ipour de longue~ annf'c-s, l'œu,-re d'éducation t·nlr<'JHise par· les socialistes; ellf' allait (\touff<'r sous le poids <les sentiments natio11,lux et patriotiques l'exacte eonceplion du mou,·ement révolutionnaire: C'Ile a Ilait cnfi n entraver 011 briser, dans Ir mou vernenl prématuré et fatalcmen l confus de la Commune les quelque, hommes capables de diriger vers un bu t clairement conçu l,action Ou\·rière. Comme le disait, plus tard, l'un d'eux. Albert Richard, ils furent pris comme dans un traqueoard par toutes ce s forces nouvelles et obscures, que la guerre suscita. Jaurès va dire maintenant la lutte franco-allcrnandc, ses origines, son développement, son influence sur le mouvement socialiste. C'est ave(" le temps de la propagaode heureuse, régulière et féconde que se termine notre étude. Puissent les camarades qui nous liront avoir eux aussi l'impression que ce temps-là demeure plein d'enseignements. Mais le dernier peutêtre reste le plus terrible et le plus actuel. C'est dans la paix seulement, dans la paix, voulue et maintenue par le prolftariat a,·er·ti, que la rén,lutiun socialiste pourra demain se développer.

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