IIISTOIHF. SOCIAI.ISTI~ CrèH' dC' Yannicr-. H de layrtir1·s lt 'la,·seilll', gTi•vrs <lf' tissrurs à Elb<>uf, en septembre rt octobrl'. Au début d'octohrc, \'arlin en compte trois i1 Paris - cl il en note encore u11r autre 11 Hin·s-dr-f.irl' Troisii-nu• />roci•s p.32', . C'('st, commr il dit spiriturllrmf'nnl, • une n,a1and1r de g .. è.-,·cs qui lrur tomhcnl sur le~ bras:-, (."l il demande 11011 !-ans malice à son corr<'spondanl .\ubry, s'il croit toujours <1ue les hourgrois les pro,·oqurnt ! - LC'8 Ol'lohrc, l'armée rrnou,rlle le coup sinistre <le la ltiC'amarir: au, minrs <l".\uhin, dans l'.\,cyron. lt·s soldats, rffrayt•s d'une manifestation, lt1r11t quotorzc hommrs cl en hlcssf"nl une ,ingtainr : l'c1H1111~lc ,~tahlit mt~mr que <'C'rtains ont tin; plusieurs fois. ~lais, m,'mr lorsquïls ne font pas appd au, .-liass(•pots, lrs pntrons luttent aY<'C une obstination nouvelle. Certain,. sans doute, ,oudraÎ<'nl hiC"n (Tl~er des embarras au n~gimc : mais, rarlin a raison, la gTé,·c n'est point de ces rmharras; et Pli(• tendrait plntt\t, lorS<Jlt"('llc frlatc, :\ rPjelcr lrs maitres du rôté <le l'Empirr, s8uveur de l'ordre et de la propriéfr .. \ Pari-., k-s conllits prPnncnt un caractère cl';iprclé sau,ag<'. l.cs patrons résistent à outran<'<': en no,·emhn.•, lrs hrossirr!t pour pl'intures succomhenl apri-s Sl'pl scmai11<'s de g-ri·,·c; 1rs tisseurs en canc,·:h ticn11enl plus dC' dix semaines; lrs 1nt'gissicrs sont en lutte depuis le i:; juillet. c·c:-.t surtout cc co11flit (I(',;, mégissiers <1ui dans l<"sderniers mois de l'ann('e J8Œ) pa-,sionnr les tt·nnlillcurs parisiens. Les m<~gissic•·s palissonneurs, <1ui s't.•taicnt mis en grt·n" en juillet, demandaient un relèvement de tarifs i au 1nois d'octobre, les mt~~issirrs de ri,ière demande-nt it leur tour unt• aug-mentation de 1 franc-. soit fi francs par jour pour 10 hcurr!-, rl se joignent à leurs camarades. Il y a ainsi r1niro11 800 ~ré,·istcs. Toutes les co,·porations parisiennes vidrnt leurs t·aissrs pour les soutenir. ~lais les mc1t1bres dela chambre synùiealC' palrona1edes cuirs et peau, se solidarisent pour indemniser les patrons nH.'glssicrs des pertrs subies el il ne parait pas impossible à \"arlin que toutes les· chambres syndicales des patrons qui composent ce quïls appellent l'l.:nion nationale du commerce et de l'indust1·ie se soient liguées pour couler les sociétés ouvrit·res, C'n leur faisant l~puiscr leurs raisscs par plusieurs grèves interminables• t Troisit>me procès, p. 20). • Il ne s·a~it plus dans ce cas, ée.-ivait-il eucore i, Hicharcl, le l" décembre 18()!), d'un différend entre patrons cl ouvriers mégissiers, mais bien d'uuc lutte engagé<' entre les sociétés ou,·rit'.•res et les chambres syndit·alcs des patrons •· En décembre la grè,·c échoua el échoua également le projet d'as:;ociation co11)orativc lancé en dernière heure par les syn<licals parisiens. Le tout a,·ait coûté à ces derniers plus de 86.000 francs. Est-ce de l'a,·gcnt, des efforts perdus? Oh! que non pas. Si, au point de ,·ue matériel, comme l'écrit Yarlin, • la grève n'est qu'un cercle vicieux dans lequel les efforts des ouvriers semblent tourner indéfiniment •, il un autre point de nie, c-elui de« l'organisation des forces révolutionnaires du travail, elle est le moyen par excellence>. C'est de la grhe des mégissiers, c'est du
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