Albert Thomas - Le Second empire : 1852-1870

fllSTOIHE SOCI.\LISTE ------------------------·-- imposr1·ait la grande expiation nritionalr, au nom de la li]J<•l'll', dt' I't~~alité, de la fraternité». Dclcscluzr cl srs amis avaient étè <"ondamnl•s. :\lais lc•s ori~ines hi-..loriqucs et r,·imincllcs cl<• l'Empire :naicnt (~t(' rappd<;rs. Il n·t;tail plus srulcment ridirulc; il dcn•nait odieux. :\lalgn.·· Ja rondan1natio11, lrE sous<·riptions contiru1{·rcnt. Chaqur jour rl·vl'lail l"existC"nc·c dr nou,cau-.. e11nemi.... Qu'on nous par<lonn(' de ne point i115istrr lon:ruemcnt -.u,· cc, l·d•nrmenb illustrrs de notre histoire 1·t"·p11hlic:linr. Il~ sont ronnn~; ih. sont flassicp1es. ~ous n'en nions nnllrmcnl lïrnpo1·tanre frèn(•1·alc: mais il rn rst d'aull'cs, <p1i, de notrr point <lt.>, uc soeialistr, nu;ritrnl d"a11ta11t plu" de rcl('nir notre allcntion, qu',on C'n a s011H•nt ni(~ la porh.:r, cla11~ l'histoire gèn<'rale. C'<':sl, pour une part, à la loi sur l.1 prcssr q11't.'taienl dù I(• rdentis!'>anl pl'orès du 13 nO\'Cn1hrr et l'('ssor nou,e:H1 quïl pl'rmil au mou,·~•mrnl n•publicain. c·est ù la loi du (i juin sur les réunions qu'est duc la diffusion des idées socialislC's dans lrs massrs ou,rièr(', parisienne;;;, l.cs camarn<lrs s,u•iali~trs, an•c qui j'ai pu parler de l'f:poquc que je raronlc 1 ont i11sb,lè toujours .\Y('C ,ig-uc-nr dans nos convrr:-:-ilions, sur l'importance sing-ulièrr ('t llH;t·onnuc drs 1·l•11nio11s publiques. Pour Landrin, p;1r exrmplc, tout I<"mouH•m(•nt sodalistr dr la fin de l'Empire rst sorti de l:1. Et not1·e camaradC' a 1\1ison.. \ leu,· sortit• de Sai11tc-Pt'lag-it•, c\::;l un prolétariat nou,·rau qur les militants de lïnte1n;1tiot1alc- ont rrneontré. 11 faut lir<-, soit dans Ir li, l'C' de :\loliua, i, sur le Jfouw•ment so(·ialisf<•et l<•s niunions publiques 1111ant fi, ', st•ptembre. ~oit surtout dans lt.·s ~\oup1•11irs si amusants de Lcfran~·ais, 1~~ tnhl('au de rt•~ iéunions publiqu(•s. La première cul lieu au \'aux-liai!, den·ièrc la caserne du Ch.\teaud'Eau, le J8 juiu J.Sô8. ,1alg-rt· le beau trmp~. un dimanche après-midi, plus de 3.000 personnes l•taicnt ,·cnucs pour ns!-istcr à cette prcmii•rc rèunion, couvoquét.• par Forne-y, le burhé-zic11, le ,·icux Ch. Bcslay, Ocm:-iy le bronzie1·, 1lorn l'économiste, rp1i pl't.'•sida, cl qunl rc autres personnes, au 1c:·mc de· la loi. La discussion roula s11r le lra\'ail des femmes; Horn rxposa. On discuta, dans les séanccg ullérlcurcs; et den:\ mois durant, clics se poursuivirent ainsi. Elles a,·aicnt l'all11rc d'une ctrnft.~rcoce comme les républicains en a,•aical fait dt<jà les années pré,·é<le11tes. « Le public est seulement un peu moins guindl\ moins « comme il faut », sui\'a.nt l'c:\.pression con\'cnuc ... mais le sujet d'etudcs abordr est ,·aste -cl gros dïncidents imprévus » Lef1ançais, p. 208). Qnc-lqnrs femmes, .\ndrCe Leo 1 ~[aria Dcraismc, prenaient la parole. Les Proudhoniens, inrcnt soLhcnir leurs théories. Bientôt les réunions furent transportées du Yaux-llall il la Redoute, n:e Jean-Jacqucs-Rousseao, dans la saHe des ft-.tcs de la maçonnerie écossaise; puis elles se multiplièrent, dans le faubourg Saint-.\ntoine, rue ~loulfotard, à BellC"\·illc, 8. l\lontmartTe. Par une évolution qu'ont subie, plus tard, ~1 leur tour, nos UniYersités populaires, l'auditoire bourgeois ou petit-bourgeois

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==