lllSTOIRF. SOCL\LISTF. 3!J!J faut tout de suit~ i\l. de l\.lorny, pour d'autrrs rni:-;on"l, prnsa qu<· Ir moment était opportun. Yrrs dcu~ heures, lrs trouprs ('Ommt•11d·r,•nl lrur mo11H•n1t•11t. l.f' w··néral :\lagnan avait l'ord1·c d'rnlrn•1· l<', hnnicaùrs, mais au ..si,, de frappPr ferme du côté des boulc,·ards • -.u1· IC's g:rnls jaunrs. l)('\ant lt• C~111nasr, puis ru(' Saint-Denis. les barric:Hlf'-; furrnt t•1ilt•H~('S. l.t·, n~pul,lintin, suhirrut d('S pertes cruelles; le~ uns fun•nl tués en combatta11t: l1·s autrrs furf'nl pris, t'l quelques-uns, 011 peul le t·roire, r11"liillér.; sur Ir d1amp. Tous lrs q11artir1·$ barricadés furrnt eC'rrn:s, méthodi<pH•mrnt rn,ahis p;11• la lroupr. C<'pcndant, ,rrs troi'l heures. la fu-;illa<I(• balaya li•s houlc,·ards. Pour quelle- cause? Conlre quels rnnemi:-- :' L'hi~toin• nf' ra point dairC"mrnt éta• hli : les histori('ns hona1>nrtistf's ont <~lé sohrl'!-> dt> dl•lctil:-.: lt•s autrl'S, plus tard, ont eu du mal ;, rétablir la ,t·rill'. On a su <h•pui, c'c•-.,t le l)r \"l'ron qui l'a écrit dans se~ Jil;11wirl"s <{1111 bm11-;:,•ois clt• Paris. \ 1. 208-20!1 que i\1. dr Morny télégraphia au génl·ral ~lagn:111: « J(' ,ai!- faire f(•rme1· les clubs des boulrva1ds. Frappe:/l~rmcti<· cr nÎlt~ )1. Ce:-. foit:---,ont les s11i\a11ts, tels du moins que des ohsenatc-ur.., imparti,ttn ont J>t'rmis de lrs rétablir. A trois heul'C"S, les troupes stationnairnt ou <lt'·filaicnt l('ntr1ncnl sur les boulevards. Une fouk curieuse, peu simpathi,111c, les ,•11to11rait; qurlques cris hostiles, des rires moqueurs, cl<·s laz:zi a IC'ur adrrs!-.t' ou il relie du président, c'était Lout, pourtant! :\lais lrs !:-oldats l'taient montés; lrs s011- \·enirs tic Jui11, de la lcl'l·il,le « g-urr1'<" d<'s fC'n4°·tn•~• }('s hantait•nt; ils \·laient ncrvcu.x: la nourriture plut- abondantt•. lf's hoi,~on!'.- di ...t1-ihut;cs entraient, sans doute, po111· qu(')quc pat·l, dau~ <·Pl i•tat dt· s11n•,citatio11 .. \ u11 1110111P11t, quelques coups dr feu fur{•nl tin;s, vt•t·s la Lt~l('de n1lo1111t•. houl('vard Bonne• XoU\cllc. Par qui' On nr l'a jamais su. li faut ,<•ulr111e11trapprler que la tète des troupes se l1·ou,·ait. comme dit Tt~11ot, en pa)"' ennemi: 011 \'(•nait de se bolll·c vers la. porte Saint•Dcnis ... Alors, hrusqucrucnt, au bruit d(• ces coups de feu, les premiers prlotons l'ipostrnt; • 1a massr rst frappér c·omme d'une commotion électrique. Plus de doute pour les soldats: ,..est la guerre des croisées qui connnencc! Et peloton par pclolo11. ils font ft•u, les uns après les autres, sur IC's groupf's qui slatio11nc11l, sur le-:-spectalC'urs des l1alco11s et des fenêtres, criblant de halles ces C'nnrmis inrngi11aires! • Ce fut, dit un témoin anglais, commr • une lanC(' de fl_am111e ondulanh• à travers les boulevards. La foule épotl\antée, sous cette gn'le dt' balles, s·cnfuit, ch<•rchant un refuge, vers les rues acljatcntcs, vC"rs les po1·tc-s des maiso11s. Quelques officiers tentaient d'anl~ter le désastre; ils n"t•taicnl plu~ maitres de leurs soldats. Cela dura un q1rarl d"hcure, \·ing-t minul<'S. La plupart des troupes d'infanterie (c'étail la l>dgaclc Canrohert) ddili-r~nl alo,·s par le fanhourg Saint-1\lartiR. Des coups de feu isolés ,·etentircnt ensuite : les dcl'llie,·s soldats qui occupaient les ~boule\"ar<ls en~ dt"·fcndaicnt., la solitude contre
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