281i IIISTOIHE SOCIALISTE à l'Empil'e, à cùlé, en dehors de l'opposition parlementaire, el souvent mème malgré elle. Comment celle tran,furmation s'était-elle accomplie? Sous l'innoence de quels faits on de quels hommes, les nouveaux gl'oupemenls s'étaient-ils coustilués :> Les r1.•,·ol11tionnairesde 180i, ceux qui tentaient déjà de manifester contre la seconde c:,.pédilion de Rome. étaient des étudiants, des intellcl'luels, - el des OLl\riers. Il nous faut dire d'oi, venaient el les uns et les autrC"s. Les premiers s'inlitnlaienl fièrement la • jeunesse du second Empire• ou la • nou,·elle génération •· Déjà de 18GO à 1863, nous avons vu ,1uelque~-uns ct·entrc eux g-randir el tra·,,aillcr p. 1.;0-1.')l. Ce sont eux qui ont é~.litCalors la Revue pour tous, la Jeuncs:u•, le Trafiail. ~lais, de jour en jour, leurs rangs se sont accrus .. \ cùté de Germain Casse, de Rogeard etde Pierre Denis, ,oiri Ch. Longuet, l'éditcnrdes Hcoles de France. ,oici Lafargue, ,enu de Bol'deaux à Pa ..is pour fai1·c ses éludes médicales. A cùté de Tan le, de Clémenceau, de Hanc, Hiici qu'apparaissent .'iaquet, .\ccolas, Tridon, .laclar<l, \ïlJencu\'c, les Le, raud, cent autres encore.. .\(ais Iear nombre n'.u1gmcnte pas seul. Leurs études de\ icnnenL plus approfondies, leur critique plus pénétrante, leurs opinions plus arrêtées. Du Tr,,.•n,1 aux J\·ofl,s de France, des leoles fe F'rance ü la Hive <Jn11ch<· ou à Candide, il y a un progTcs qui es• manHcste. El tout d'abord la nouvelle génération n·~st point et ne veut poi,lL ~tre dupe du libéralisme pa1lenH•ntaire. Clément Ou,eruois arant affirmé dans un artide de la Press1•, « que la génération nou,·ell,• ne demandait qu'une chose: la lihe1·Lésur le Lel'l'ain de l'Empire el ue la Constitution». Cl1arles Longuet lui répond que la jeunesse est républicaine à outrance et ne pactisera pas a,ce l'Empire. /1ù,e Gauclte. j no\'embrc l86:'>. (,lurlqu<·s st.•maincs plus tard, à l'occasioq_d'nn discour:. de Glais-Bizoin au Corps l<'gislatif, Longuet précise <·eue opposition.,, :'ious ne sommes p~s suspects, dit-il, d'admirer trop vivement les députés de l'opposition . .'ious le serions en généi-al cle leu,· reprocher ce qu'ils ont fait et ce quïls font, c'est-à-dire d','ti·,• entrt's au Co ..gs législatif CL d'y soutenir une politi,LUC a1·riéree, ercuse, dèclan1atoirc, et sans idccs~ Si un représentant passable de nos prindpcs était au Corps légblatif, il s'en forait chasser, el quant à un représentant complet de nos principes, c'est-à- _ <lire~ aussi <l~ notre morale, il n'y serait pas entré)> 18 mars 18füi . <-.!uelc1ucs emaines. plus lard, dans un nrlidC'-manifeste c1ue nous aurons sou\·cnL ù t•itcr, Lafarguf' reniait ceux que, lui cl se~ camaradrs, aHticnt - n;1g-uère t:rntad111irl·s:" Les démot·rat<'s assc1·mcntés de l'oppOsition, disaitil, firent un mom<"nl illusion :., la jcun<•sse. Eux ~culs parlaient. En prison, plusieurs d'entre nous ~\;laient lrou\'éS rn <·onlac-l avec ...dt•s journalistes . .'ious eùme, pendant qucl,1ue temps un cnthousias111e incomprehcnsib\(' pour <'C!;ho1nmes. Plusieurs ù'entre eux ont même r<'\'U cJe nous des lettres iu<li,iduelles et collecli\'es. Qu'ils ne s'en ,·anlent pas cl ne nous les
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