27H IIISTOIRE SOCIALISTE lïmpfratricc Charlotte, c1ui par ambition de régner et par fanatisme catholiqu,• l'avait décid(· i, partir. fit alo,·s le voyage d'Europe pour supplier l'Empcrcu,· des Français Je ne pas abandonner son mari. Elle oblige a NapoJéo11 Ill â la recevoir; elle lui rappela ses engagements, ses promesses; pleura, supplia, et po111·l'intimidcr, mcna\·a d'abdiquer. ,Cc fut en r ni11. Elle Yit les ministres, les hommes politiques; clic troum partout la même s~ mpalhie mais le ml•mc a,·cu dïmpuissancc. :\'a,-réc, désespérée de n·obtenir ni un homme, ni un ...~eu, clic rcfil en sens inverse les élapes de son voyage ,ers le .\lexique; elle s·cn fut i, .\liramar, près de sa famille, à Rome, près du pape. La première crise du mal <1uide,·ait la tuer. la saisit li, : clic dc,·enait folle septembre (lr; .• \11 mois de décembre, .\laximilien, aidé seulement de ,p1clqucs derniers 1·rpréscntants du parti réactionnaire, tentait un dernier elïort. Hésistnnt aux conseils que lui transmellait de la pait de ?\ap oléon Ill le maréchal Castcl11011,il 1·efusait d'abdiquer . .\lors les évènements se précipitè1·cnt. En ma,·s 18Gi, 13azaine rassemblait les dernie,·s bataillons français, et les galants oHiricrs de l'expédition faisaient retenir leurs pla ces aux représentations de ln /J~lle-/1,;/i•ne . .\laximilicn tentait cependant une dernière fois dP résister, dt! sïmpuser au p:1ys tout enlier, soulevé contre lui; mais la trahison d'un de ses officiers le livrait en mai à Juarcz. Les tlémar• chcs des diplomates, les arguments des :i,ocats, tout échoua pour saU\cr le mathcurcux archiduc: l'lndicu voulait sa vengeance. Une cummissiou militaire le condamna à mort avec l'initiateur de 1'int1·iguc, ~lira,non cl l'indien :\léjia qui l'avait soutenu. 1.cs condamnés avaient obtenu, au mome nt mèmc vù ils allaient ,,t,.e exécutés, un répit de tl'Ois joul'S : les dernières supplications ne purent avoir l'aison de Jua1·cz, qui voulait un exemple, pour l'avenir oe sa patrie. Le Hl juin, sans piti~, les tl'Ois condamnés furent cxécut<'s. Et il fallut plus de six mois pou,· que la famille impél'ialc d'Autl'ichc pù t obteuir le co,.ps déchiré de celui qui a,·ait été, SUI' les instances de l'Empcr eul' des Franl'ais, l'Empe1·eur du .\lc,iquc . .\ l'hcul'c oü elles pan·inrent, ces nouvelles lugubl'es imprcssionui:rent l'opinion. C'était l','croulcment de toute la gloire impériale. La respo nsabilité mo1·alc du désaslre retombait tout cnti<:rc sur le triste souvera in qui avait pouss,' à l'expédition. De toutes parts, alol'S. son auto1·itt' apparaissait ébranlée. S'il n'ava it pas obtenu de compensation pou,· sa neutralité bienveillante pendant la gucnc des d,,chés ou la lutte austro-prussienne, il se nattait peut-ètrc encore de ,t'a,·oil' pas pe,·du toute l'infl11c11ce, toute l'autorité morale que l'Eu rope lui :l\ait reconnue en 18:'itl; et les f,'tes et les réceptions de 1867,la venu e de tous 1,·s sou,e,·ains dans la capitale renou,eléc, pouvaient lui faire illusio n. Mais ,on intervention en faveur du :-Ïord-Schlcswiglui prouvait quelques semaines plus ta1·d que mèmc celle influence était an(•antie . .\ ux tcl'mcs du traité de Prague, les populations de ce pays devaient èlre consultées et rattachées au Danemark, si elles le dé1iraient. Ce vote de
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