IIIS1:01HF. SOCI.\I.ISTE , Îl·nt toujour~ clc Francr, mt"lm(' quand lrs Fran•·ais sont lrs plus opprimes. » \"oiri le textr ~r la résolutiou proposfr par \\'herlrr: • Le meeting ayant entr11Ju les 1l·ponsrs d<"no, frères Frantai,, nou, prorlamo11s enco,·c lru1· ùicrHrnuc. et comme lrur progi-ammr c:,,l de nature a illlHqiorcr la condition <les ll'a, aillcu1 ~. l"acrrptons rom me base d'un<•organisation internationale. Le meeting 11ommr un comité, aq~r p<rn,oir de ~·•u..ljoindl'c d"autre~ nicmhrcs, pour formrr dt•s règku1(•11ts pour uni" trlle a,~oeiation. • La résolutiùn fut appuyée pa1 \\"hct'lcr lui-mt',111(', et p~u· plusir111·s aut,·es. Lclubez lut une adrcs~c qui lui a,·ait été cnYO)"l~C par ll<'IIJÏ l.rfort. Eccal'Î11s au uom des .\llcmands, le major \\'olff, secn;tai1·<'•gt!11éral de ~1.-.zzini, au nom de..:, ltalîC'ns. pri1·cnt encort' 1a paroi<'• puis le dtoycn Bocquc·t, pou1· rrmcrdcr le p1t.'sidt'nt t1·a,·oir parl\! e11 tf'rmt::, si t.'.·logieu)..dt> la Bt·,·olutio11 fran- •·aise. Du reste, ajQutc L<·lubr1, touks lt•s fois quc CC!, mots ont été p,·011011ct•s, les apJ>lauc..lissc-menls ont l'lé imm<'11!'oe:, . f.a 1·t.~solution n,i~t· aux ,oi).. fui adoptér R runanimitë: un co,nité de :Lt memb1f"s. charg-t' d'org-ani:,.e1· une a:,~o<·iatiou internationale pour toute l"l~urop(•. fut no1nmC. Panni -.r-. memb1cs ~c trou,:iicnt t•n majorité des .\n~lais, Jcs t1·adc-u11ionistc~, dont Odg('r, llu"ell, Osbor11e 1 l.ucrafl, des Francai-. comme Denoual, Leluht.•1. Bocquet. puis \Yolff <·ommr rcprésrnlant dC' lïtalic. el <>nfi11,tclUI <lernirr, , le tloclcur ~l:n).. ,). l.r cumité se n'unit le ;; octobre lX(Vi. J.:Jntcrnationale ou, rièrc était fondl;e : après trois ans d'Ptl,wt. Ùt.. tra"ail ohstine et nH~thodiqnr c·dait à <'<'llr créatiou grandiose q11'abo11tis!<iait rrll'ort des militants pal'Ï!,ir11s. On nous pardon,u•ra d"a,·oi, ~i 1011;,!"uement 1r-lnu·é celle é,·olution, d0 :l\oir cilé tant t.h· lcxl<'s, - lrs uns étairnt oubliés, les aut1cs inconn:.1s ou perdu,. Il faut quC' lrs <·amarat.ll'S socialistes rnnnais-,rnl leu1·s origines; ri r·est dans cette création spontanée de l"lnternationak quïls les trouveront. l.'lnt<'rnationalt"', en effrt, ne procédait, erwore 1111c fois, 11i d'une ltadition, 11i d'une id,;e abstrait(', mais des besoins nou,caux de la classe ouvrière, c··e,t-U-dire, en dernière analyse, du dl'n•loppcment capitaliste même. La Polog11e ne fut q,/un prétexte: si la ,olonté ùï11trnention11ismc dr la d,issr 011,·rière rappelait encore le libéralisme démocratique d'n,·aot 181,S, l'idl'e do1ninantt• 1 in:--piratricc, c'était l'entente économique de toutes ces da~scs ou,rii.-rr!->. i, qni, par-dessu.s les frontières, le libre-échange dé,·eJoppé apprenait non plus sculr-ment lïdentité, mais la connt.--,i1C de leur sort. On parle cout·anunrnt, d'aulrt• part, du proudhonism" de Tolain et de ses <'ama. rades dr- Paris. Canu.:linet m·a arfirmé qu'au moment où il collaborait à la .-édac-tion du ~fanife.stc drs Soixante, Tolain ne connaissait pas Proudhon. t-:t je suis persuadé qu'un e,.an,en h ès atlC'ntif, et que nous ne pou,·ons faire ici, de toutes les fonnules proudlwnienn<'s antérieures à J8G4 et des
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