IIISTOIRE SOCIALISTE ec n·c:,l pas vous, fils intcllig-c11ts de la Hé,olution, qui songez U ressusciter le--. corporations au nom d'un intt.irl'l spécial qui s'efface, à nos yeux comme au:\ ,ùtrri-, dans la gn1ntlc égalité civique que ,·c.n1s poursuivez avec nous cl, 'fllC nou:- ne tarcfrrons pas à conc1uérir. :\lais après avoir consacré ces grandes \t;rité~. \(HIS p1·cnez texte des injustices que ,ous avrz it souffrir dans la po:,ition que la socit•të HHts a faite, cl vous demandez c1uc ,·os frères de la !,:rande l'Îll', eu joignant leurs efforts au, n)lrcs, abaissent l,.s barrières t'irH•e~ c·onll'c vous. Yotrc tlcmnndc nous parait légitime,._ .\insi les démot'ratr~ tout comme C:ul'roult n•duisaicnt pour ainsi dire;\ la 1·r,endication de q11rlqu("s saJ_isrartions parti_culièrrs cl immédiates l'action de la candidalurf• ou, ri ère. Et Tola in ml·mr, 1·cpre11ant la fo1·rnule de sa rt'ponsc ;l rn,;i,1;,,n .\alfonalP, lrur Concédait, dans la circulaire oü il reproduisait leur l<.•tt1·rque « Ja t·andidaturc ou, rièr~ 11'était pa:,. un principe; mais qu'elle ,nait, ,i elle triomphait, la manif'cslation du principe de l'é galité•· ~lais, malgré ses propres ré~cn·c:-, malgré sa nlod~ration, c'était bel cl bien comme candidature de classe qu'allait s'affirnwr de plus en plus la ,·andidaturc de Tola in. Ll" !l mars, lorsque parut ~a circulai1e, la campattne l·lccto1·alc battait <.h'.·ja:-ton plci11 : dans la Pl' cin·onsc1·iption, Carnot! était candidat; dans la ;;· 1 _ccllc <le Tolain Garnier-Pagt.>:-. (h il f,tul bien marquer le cru·acü.·rc.' nou,·rtu1 que, sous l'infhu·ncc du manit(,.stc, avait pris aussitôt la eamJHlg'IIC. Caruot ~·,·•tait préscntt·· surtout comme auteur de la loi sur l'e11- .,t·ig11emC'nt primaire si <lesiré dt•:, 011,rier'.'t; ri le manifeste qui annon~:ait sa c·andidaturC', était signé d1 1111 cc1·tain lh)1nbr<.• d'oun·icrs, dont la qualité sui- ,~\Ît le nom. Dans la :, circonsc·ription, la jeunes~c de:-. écoles, Charles l.ouguct. Hoùcrl I.11,,archc, Cournct. Blatin, ;\lassol, Burn ichon, \'aillant inaÎl'lll posé la t'andidaturc de Frédl•ric ~lorin, parce que.' c'était un ,icux lutteu,, cl parce que les élude,, qu'il a,ail publiée>, sur les association, ou,·1 icie~, garantissaient du reste que les travailleurs ne sauraient trou,·cr un dt~frnscur plus énc1·fô<111c et plus compétent. • La candidature ou,rière, tant ho1111ic.a,ail rappelé aux républicains les plus avancés l es droits du pro• l~tariat, <'l elle contraignait les autres de foire au 1noins des dédarations en fo'"eur de:, classes ouvrières. Lc~lanifcste avait donc alleint eu partie son but. ;\lais, depuis le O mars, depuis l'appui donné i, Tolain par Delescluze . .\od Parfait et Pichat, par ceux que l'on appclail déji, des d,'mocralcs radicaux, le candidat ouvrier ne pouYait plus ètrc sinon soutenu, du moins aidé d,111s sa publicité par l'opinion .\ationale, Le plus franc eùt été de le désarnucr, de dire que le caraclère de classe de candidature commen,·a il i, inquietcr Guéroull tout comme elle a,·ait inquiélé les autres libéraux. l\lais c'était peul-être s'aliéner non seulemenl le groupe de Tola io mais encore nomb, c de délégués de 1862; c'était surtout avouer franchement qu'on avait puhli~ cl soutenu le manifeste des Soixante, dans le dessein secret d'atti1·er i, l'Empire ceux <1uil'avaient rédigé.
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