Albert Thomas - Le Second empire : 1852-1870

IIISTOIRE SOCLALISTE sommes bien forcés de donnc1· ù nos candidalurcs une dénomination d,lite el significalÎ\'c cl d'appeler autant que nous le pou\'Ons les ehoscs pal' leu,· nom. Xous ne sommes point reprêsenlés: rai'. dans une séa1H·c réccnl<.' du Co1·ps législatif, il y eut une manifestation unanime <le sympathies en fa,ctir de la classe OU\'l'Ît·•rc, mais aucune \"OÎx ne s'élc,·a pour fornndt'r comme nous Jes cnlendons. a,·cc modération, mais a,·cc fcnnclé, nos aspi,·ation:-, nos désir·s et nos droits. ~ous ne sommes pas rep1·éseotés, aous <1ui l'Cf'usons de croil'c qu,· la misëre soit d'instiluûon divjnc. 1.a charité, ,·crtu r'luéticnnc, a radirale1nent prou,·é el rc(~onnu elle-même son impuissance. en ta.nt quïnstitution sociale. Sans doute. au bon , icux Lemps, au temps du droit divin, quand, i nspircs par Dieu, les ,·ois el les nobles se prétendaient les pères cl les ainés <lu peuple. quand le bonheu1· et l'égaJitë étaic11t 1·elég--ué:-d.ans lP l'Îl"l, la charité devait l'trc une institution so<·iale. Au Lemps de la sou,eraincté du peuple, du suffrage unh:e1·srl, elle n·csl plus, ne peut plus t'·tre qu'une vertu p1·i,·ée. llélas ! les vires cl lc-s infirmüts de la nature humaine laisse1·ont loujoul'S à la fraternité un assez ,·astc champ pour s'exerce!': mais la misère ùnmêrilél~ souligné dans le texte', celle qui, sous forme de maladie, de salai1·c insuffisant, de chômage, cnfcrnic l'immense majorité des hommes labol'Îeu:\, de bonne wllonté, <lans un cercle fatal où ils se débattent en ,·ain: t·cttc misère•lù, nous l'.1ttestons énC'rg-iquemeot peut disparaitre, cl clic di$paraitra. Poul'(JllOÎ crllc distinction n'at-clle été faite par pc1·sonne ~ .. rous ne r.:outons pas 1:lrf' de.,; clients ni tl,,s assistes: nous i·oulons devenir des égaux: nous rrpou,,,•sons tawn,lne: w.1u.~r(Jti/ons la juMi,·(·. Xon, nous ne sommes pas rC"présentés 1 car pc1·s01111cn·a dit que l'esprit d'anlagonismc s'affaiblissait tous les jou1·s dans les clasi,;es populail'cs. Eclairés par l'expérience, nous ne lwïs.,·otts pas les hommes, nu11:~ nous 1'0ulo11scl,a.nger le.~choses. Pcrsoone n'a dit que la loi sui· les coalitions n'était plus qu'un épouvantail, et qu'au lieu de faire C'Csscr le mal, elle le perpétuait en fermant loule issue a celui qui se croit oppl'imê. Xon, nous ne sommes pas rc1uéscnlês; ca1·, dans la question des chan1brcs syndicales, une étrange t~onfusion s'csl étahlic dans rcspril de ceux qui les recommandaient. Suivant eux, la chambre syndicale serait composée <le patrons el d'ouvriers, sorte de pn1d'hommes professionnels, arbitres chargés de décider au jour le jour sur les questions qui surgissent. Or. ce que nous demandons, c'est cl'a\'oir une Chambre composée cxclusi,·cmcnt d'oun·icrs, Clus par le suffrage univc1·sel, une Clwmbre du TraPail, pou nions-nous dire par analogie a\'ec la ChamJue de _Commerce, et 011 non:-. répond par un Tl'Îbunal. Noo, nous ne sommes pas re,.préseo_té.s, ca1· pC"rso1u1c n'a dit le mouvement considérabte qui semauifesle dans les classes ou,Tières pour urgauiser

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