IIISTOIIH: SOCI.\I.ISTE l"associalion du cnpital et du travail, deux fonctions différentes, ne pourra s'obtcnil' que par une liberté entiCrc~ complète, accordl·c aux deux intérèls. Ils formuleront sl'parë1ncnl lcul'S prétentions. les feront triornphC'r :'t leurs risques <'l périls, par tous les moyens quïlsjugcront con,·cnablcs, sans qu'on puisse ni qu'on doive y npportcr d'autre lirnitr que la liber/(~ d'autrui et non son intér,;l ». Quelque." ,,érités sur les élections dP Paris. 1>-Jfi.1.) Paroles modérées. maiS fermes, inspirée~ é,·idcmmcnl com111c toutes (·elles des déh~gués parisiens par un l;:11·g-c esprit <le co11ciliatio11 avec la dassc patronale, mais oi, perce peu à peu. de plus en plus ,·isible. cc ~entiment cl'indépc11dancc, d'aulonomic absolue de classr, qui est fort'én1ent i1 la base d'une aclion syndicale ,·él'itablc. Les rapports des délégués parisiens cxpl'imcnt hicn le~ 1·c,·endication!'i, des tra,·ailleut·s conscients. en cette fin de 1862. Il nous faut ajouter un trait à celte descriptio11 <le lrur l~tat d'espl'Ït: il nous faut dire les sentiments que leur contact aH·c )c-s ou,TÎ('r:, anglais a,·aicnl développés ehcz eux. Et cela est capital. Aw·r unr ficl'té nalurcllc 1 les oun·iers anglais rwaicnt expliqué ;, leurs frères de France le, détails de fonctionncmenl de lc111·s s,v,iétés; ils les a,·aienl g-uidés dans les ateliers. En lin, dans une grande fête, le 5 août, des délt.'g-ués de di,·crscs indust1·ics ~l\'aicut 'été rc<·us pa1· les tra\'ai1leu1·s or!!anisés de Londres. Côtl· Fra1wais, nous en a,·ons un cornpte-rcndu dans 110pinion national!' du 8 aoùt. ïO délég-ué3 fu1·ent reçus par 250 ou,Ticrs anglais: mais il est 1·e111arq11ahlcque les chefs tl'adi-uniouistcs u'avaicnL point pris lïnitiative de la rée('ption. Par co1111·e,le président \:icholay cul i1 lir(' tout d'abord une lettre d'excuses du ministre Palmerston. Puis. cc fut la lecture d'une adresse des 011,-ricrs anglais à leurs camal'ades de France. lis y disaient les luttes sërieuscs que les ouvriers de tous pays allaient a,·oir encore à soutenir ,, quoique l'a,·cni,· scmbhi.t leur promettre la satisfaction de leurs <ll'oits cl de leurs espé1·anccs ». Ils répudiaicht, après les discussions nationales, ruineuses poul' leu1·s patries ,·espcclives, les discussions sociales 1 fatales à ceux que la concunencc entrainerait contre Jeurs frères. " Aussi longtemps, continuaient-ils, qu'il y aura des patrons el des ouvriers, qu'il y aura concul'rencc entre les patrons et des disputes sur les salaires, l'[(nion des lnwo.i.lleurs entre en.1..1·,eraleur seul moyen de salut. u La concol'de entre nous et nos patrons sera le seul moyen de diminuer les diffkultés par lesquelles nous sommes entoul'és. « Le perfectionnement des machines que nous voyons se multiplier de toutes parts cl la production gigantesque qui en est la conséquence, ,·iennent tous les jours changer les conditions de la société. Un problème immense est à résoudre: la rémunération du tra\'ail. .. » « 1Vo11s pensons, concluaient les ouvriers anglais, qu'en h:lwngeant nos
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