IIISTOIHE SOCIALISTE qu"un 11-i·s grnnd nombre de 1:rofcssions demandenl, l'èla.blissemeoL de Clrnmhrcs mixtes, ou pour parlel' selon nos fornlules modernes, <le commissions mixtes permanentes. Il appartiendrait à ces commissions (< d'établil' dc.-starifs qui, une fois admis de part el d'autre, auraient fo1·ce de loi~; de s'occuper de lois concernant la profession; de régler l'apprentissage cl J"cnscigncmcnl professionnel; en un mot, comme le disent c,uclques-uJJs, Je donner it la corporation ses statuts. Et l'on pouJTait sans doute retrouver ici la sm·,·i,·ancc de ridée co1·po1'aliYc ll'aditionncllc ; mais certai11s !'apports prennent soin de mctl1·e en garde, de bien marquer ropposilion entre la rorporation ancienne, faite d'oppression et de privilège, et la corporation moderne donl le but serait d'amoindrir cl d'empêcher l'oppression. Cc que les ou,-ricrs recherchent, en effet. p:n les commissions mixtes, c'est un rl:glcment amiable des conditions du t1·a,·ail, un règlement pacifique, obtenu sans grè\'cs. De nombreux i-apports encore y insistent: les Chambl'es syndicales doi\'cnt supp1·imcr les grè,·es: et l'on retro11\'c, chez tous, Je sou,·cnir cuisant des souffranc<'s endurées dans les luttes récentes. « :\'ous n·a,·ons jamais obtenu aucun(' amélioration qu'en faisant grl.·,,c, disent par exemple les mégissicl's: ce n'est qu'en employant des moyens que la loi condamne que nous pou,,ons obtenir des augmentations. On eonYiendra CJUC celle situation est déplorable autant pour le patron que pour 1'011\'rÎcr >, (p. 11:.!. Les tourne,11·s en chaise p .. -,30. les fondeurs-t,pograph~s p. 7110., d'autres encore rc,·icnnent sur cette idée que les Cha111b1·cs syndicales, réguliêre111cnl instituées, permettront ,roblcni1· sans gl'è,·es toutes les anlélio• rations. ~lais cc qu'il faut bien marquer, t:csl que tous, e11 même temps qu'ils récla111c11tcette institution de commissions mixtes, demandent la Jibc1·té de faire grè,·c et <le fonde" des socit~ll·s prn·cmcnt ouvrières. Ces sociétés corpo1·ati,·cs, les délégués les contoi,·cnl naturellement sur le modêlc des Traclc-Cnio11s, quïls vi('ru1cnl d'avoir sous les yeux. Ils les conçoi,·en't avant tout, (l'abo1·d, comme des mutualités p1·ofessionnclles, assurnnt la , ic de l'ou\'l·i('t', en cas de rnala<lie, en cas de chômage, assu1·ant le placement, et rn4:nte, comme les sociétés a.oglaiscs, g-arantissanl ù Jeurs memb1·es une retraite pour la vieillesse p. :,v;;. Ils savent qu'il ne peul y arnir de défense pr~fcssionncllc efficace sans de telles sociétés, cl ils senlcnl que, sans elles, les commis~ion~ m.ixtes deviendront t'apidcment un nouvel instrument de domination patronale. 'folain, quelques mois plus tal'd,. à un moment oll, d'ailleurs, Lous les rapports des délégués n'étaient pas encore publiés, exprima.il lrt•s forlemcnl celle idée que. dans des chambres syndicales mixlcs, on n'ohlicndrait point une conciliation des intért·ts, « mais une confusion aboutissant à l'impuissance ou à l'oppression )1. {( Or, disait-iJ, si l'on ,·eut opprimer le capital, il se dérobe et fnit; si ron opprime le trtn·ail, un malaise généml cll\·ahit le corps social ».• \ rnuloir concilier des intérèts qu'il faut ccpendat>l bien rcconnailre opposés, on élcrniscrail la lullc. • L'accord réel,
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