IIISTOIRE SOCI.\I.ISTE Le mondr finant'ÎCr s'inquiétait; ~I. Fould S<' lit l'écho d<' ces i11qui1·- tudcs. Dans un nlt'moîrc particulier a l'Empcrrur il démo11tl'a que Il' d1·oi1 du Cot·ps l~gislatif ù ,·otC'r l'impôt était un droit illusoirt"" l'l qu"un cont.-ùlc s'exc-l'<;rint di~-huil mois apr(•s qu'un(' tll·pcnsc :Hait étë faitr 11'<.'•taitqu·u11<' pure li<'lion. Et il en ('tait de nu~mc (h• la di!-('t1!->~Îo11clu h11d4"<'t, !:!Î, en d,·pil des réductions consenties ou imposées. le g'OU\'C'I nemC'nl augmentait les dépenses après la sessiou. En 111atiCrcbudgétaire <·omnH' en 11rnlil'rc d<• politique ('\lt~ricurc, le gou,·cr·nC'rncut l•tait donc :-.f'til maitre : It•~ c111bana.., dr l'heure présente le faisaient soun•nir qu'il Ctail srul rcspo11s,d,lc . .,, En n.·11danl au Corps lt~gislatif, conduait :\1. Fould. sr.., at1rib111io11, Je,.., plus Î11<·onlestahlcs, l'Empen•111· le :solùlari:sernit aPt'<' son gouP1•nu•11œ111... 11 (."l'tail lïdPe iuspi,·atrice du décret du 21, no,·embre 18UO <l'I(' ~I. Fould rappd:iit. Il,• même qu·cn politique c~térieure. Xapolt'on Ill a,ait ,oulu assot·icr la nation i1 sa rcsponsal>ilité; de même l'II 181il, il ,·ou lait lui faire partagrr la rr,po11sal>ilité des cmbai-ras finanricrs oi1 sa politiqur dr gloire cxléric11l'l• et <le lustre inté1·ie11r dt.·,·ait fatalement le conduire. Lrs rcsponsahilités ~ont tou• joL!rs lourdes: il était na1f de supposer <1uc les partis se lais,r1,,icnt p1cndr<' ü cc <"nlcul un peu g1·ossier. Les imng'cs d'Epinal 11c suflirairnt point t·dtc fois ù c011\'aincrc la nation. Il en fut de la rt'•formc financh•1·e commt• de l'autre: elle- ne profita qu'il l'oppositio11. · Par la lettre du l', no,rmhre J8';t, !'Empereur <il•clara qu'il r{'noru.·ait à la facullt~ d"ouvrir des t'l't~dits rn l"abscnet• des Chamlll'('S cl au ,ote du lmd~t'L par ministères. :\1. Fould fut appelé au miuistèrc dl•~ financeL L,· J •·r dérrmhrc, il .tpparul presque que le ministr(" des fi 11arH·esde, t•nait un p1 ,•111ir1· mini,tn·. Cn dèrrct fixa en effet q11' • aucun décret autoris:wt ou ordo1111anl d«-s Iravaux ou des mesures quelco11qucs, pou\'a11l a,oir pour effet <.l'ajouter aux chargrs budgétaire~, ne S('rait sou,uis à la sig-nature de l'Empl'rcur, <1u·ac-cornpag11c de l'avis du ministre de,~ finances-.. :\lais toute celle n.·formr n'était qu1 illusoire: le Co1·ps léqislatif ne ,·otoit plus par mini'ilèrc; mnis il \'Otait encore par i,rctions, ùivist'·es en chapillcs; rt le d1·oil du ~ou,·crncrn,'nl cl'op<.;rer des Yircmcnts d"un chapit1·e i, un autre, ou nu:mt..•d'une section a l'autre équi,·alait encore au droit d"ou, ri,· des rrt.'·dits c~traordi11aires cl supplémentaires. Enfin l'Empcreur sou,·c1·ainerncnt pou,,1it toujoul's ordon11cr de grandes rt collteuscs entrc1>riscs de lra,·aux publics. Il nïmportr CC'pendant! Comme les décrets ùe no,·emh1·c, la réforme financière allait n;veillcr le goùt du co11t1·ùlc et de ln liberté. Dans la S('!,SÎ011 de 1802, les questions l>udgétaires furent sans cesse au premier pl.1n. Le gouvernement proposant de confêrer au général Cousin-)lontauban. pour sa brillante expédition de Chine une dotation annuelle de ~,0.000 francs, la commission conclut avec frrmctê cont1·c le projet, el pal' une lettre !'Empereur le retira. C'est ainsi qu'au milieu des évènements quotidiens de la politique cxtcrieure, ou à l'occasion des discussions budgétaires, l'aspect libéral se ma11i-
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