Albert Thomas - Le Second empire : 1852-1870

IIISTOIHE SOCIALISTE d'Or~ini qui a,ait fait reculer la Fran<'"•· ~lal~ré les adjurations adressées par ~J. dr .:\lorn~ au loyalisme des ch~putés, il se trouva qualrc-,~ingt-onze mC"mhrr~ pour rrfu-.cr de sant·tionuC'r le hl:lmc infligê au Pape dans l'adrc,~r. pour d<;darrr que hl g<nl\crncment français l'tait responsable de l'attC'i11tr portt'·t' ù :_,;on pouvoil'. Il impor l<" d<' sui, re ainsi, dans 1<'dt~tail. toutes les manifestations catholiques, toutes IC's h(;silations des conseils impériaux. Il impo1·tc que l'on ..:.:whc pa1 qurll<' action rontinuc les dériraux a,·ai<'nl pris une influence domina11tc da11s 11otrc politiqu,•: cl a,cc quelle :lprctt' ils la dt'·fcndai,•nt. Si I(•.:.r<~puhli,·ains <"l l<'s socialistr!-t ont rncorc tant ù lutt('r contrr les i11gérrnccs catholiqu('s dans noir(" goln crnemcnt, ils sauront désormais dr quand dalc le mal cl rnmhicn il f11lp,·ofond. En<"<' printemps de 181H. :\"apoléon lfl pou,·ait ,nir à quelle situation l'a,ait eo11duit L, complicité qu'il a,ail acceptée du dergé, dans le Coup d'Etat. li t~pro11n1it chaque jour davantage les f'xig-enc·es de srs alliés. lacapahlc- dr leur ré-"-Î~lcr, soucieux de lï111t~n~t dyn:l.stiqur, il allait ruser encore, continuer contrr tous lC's partis un<' politique de sec1·cts, donl il s'eno1·guei). lirait, si elle réussissait, C"l dont il fc1·ait rctomhC"l' sui· les parti!'! eu~-rnêmes toute la responsabiliti"·, si clic échouait. .\t1 lr11drmai11 des, Î\"es dist.·ussions cp1·a"ait pro,·oquées radrc-sse, il parut cependant <1uelque temps disposé i, soutenir l'œm-re italienne. En tl\'ril, irrité de toute l'opposition clfrirale, il S(l11gca ,, relire,· ses troupes de Home, • ce Coblentz l{>gitimistc cl catholique•· Les confidents italiens on italianisants, lès amis et agents cl~ Ca\'Our, Yimercati, :\locquard, le général Fleury ne restaient pas inactifs. La 111ortde Carnur, le G juin 18(il, h:ita pcut-,'trn aussi I<• r~tahlisscmcnt des relations. En juillet, J'Empereur rccon11aissait nffil'icllcmcnl le rnyaumc d'Italie. Pendant la fin de l'année, il soutenait Yietor-Emmanucl dans sa ,·épressiun du brigandage. Et, poursui\'anl cette politique, le 11 ja,wicr 1802, ?Il. de La \"a lette, notre ambassadeur à Home était c-hargé de demnnder au Saint-Siège, s'il ne pourrait, sans renoncer formcllcmcnl it ses droits« consentir il des transactinns de fait qui amèneraient le <"aime dans le sein de l'Eglise catholique et associeraient la papauté au lt'iomphe du patriotisme italien •· - • _\un,ne co11cessio11, répondit le secrétaire d·Etat ponti0cal, ne pourra être faite par l'ie IX ni par aucun de ses SUCCCSSCUl'S, de siècle en siècle •. Tou le cette politi<Jue devait naturellement amener un redoublement de \'iolence de la part de l'(lpposition clfri,·ale. La discussion de l'adresse, seule nccasion oit pour ai11si dire le Parlement usait de l'apparence de liberté <1ui lui a,-ait été rendue, donua lieu en 1862 à des débats plus véhéments enco,·e que ceux de l'année précédente. Au mécontentement que provoquait la politic1ue italienne s'ajoutait la colère provoquée par l'œuvre intérieure de :\1. de Persign)'. Ce ministre, qui se rattachait aux traditions du bonapartisme démocratique et anti-cléric,il montrait autant de poigne contre fea

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